Société

Gabon : Paulette Ayo Mba Akolly, une juge pas comme les autres

Réservé aux abonnés
Par
Mis à jour le 3 septembre 2019 à 14:59

Une place de Libreville, au Gabon (image d’illustration). © Jacques Torregano/JA

La magistrate, suspendue par son ministère de tutelle, est un pur produit du sérail gabonais.

Paulette Ayo Mba Akolly, que le ministère de la Justice a suspendue, le 19 août, de ses fonctions de présidente de la cour d’appel de Libreville pour « manquement aux convenances » dans l’affaire de l’examen médical d’Ali Bongo Ondimba (ABO), est un pur produit du sérail gabonais.

Fille de l’ancien président Léon Mba, elle connaît l’actuel chef de l’État depuis l’enfance et a fait ses études de droit à l’université de Libreville au milieu des années 1980, y côtoyant Julien Nkoghe Bekale, aujourd’hui Premier ministre, ainsi que Guy Rossatanga Rignault, l’ex-secrétaire général de la présidence.

Devenue magistrate, elle s’est fait remarquer lors de l’affaire de l’acte de naissance d’ABO, qu’elle avait jugé authentique, permettant à l’intéressé de briguer un second mandat en 2016. Paulette Ayo Mba Akolly a ensuite été pressentie pour assurer la présidence de la Cour de cassation. Mais, selon nos sources, si ABO l’a un temps envisagé, il s’est ravisé après que plusieurs conseillers l’ont mis en garde contre le caractère « autoritaire » de la juge.