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Pétrole & Gaz

Congo-Brazzaville : une seconde vague d’or noir

Exploitation d'hydrocarbure à Pointe-Noire, au Congo-Brazzaville, en février 2011.

Exploitation d'hydrocarbure à Pointe-Noire, au Congo-Brazzaville, en février 2011. © Antonin Borgeaud /JA

Après un repli lié à l’arrivée à maturité de certains champs, la production de pétrole reprend grâce à l’entrée en exploitation de nouveaux gisements.

Petit à petit, le secteur pétrolier se redresse. La production est passée de moins de 232 000 barils par jour (b/j) en 2016 à plus de 330 000 b/j en 2018, mieux que le pic de 316 000 b/j atteint en 2010. Ces volumes sont extraits pour l’essentiel par la filiale congolaise du français Total E&P (220 000 b/j en 2018, dont 110 000 b/j dans le champ de Moho-Nord, exploité depuis mars 2017), suivie du franco-britannique Perenco (68 000 b/j), qui se hisse devant l’italien Eni (60 000 b/j), et l’américain Chevron Overseas (35 000 b/j). Loin devant la production, bien plus marginale, d’opérateurs comme le congolais Africa Oil and Gas Corporation, le chinois Wing Wah ou le britannique Anglo African Oil & Gas.

Nouveaux partenaires

L’année 2019 s’annonce prometteuse, avec une moyenne de 345 000 b/j fin avril, qui pourrait dépasser 380 000 b/j d’ici à décembre, selon la Direction générale des hydrocarbures. Cette tendance devrait se poursuivre en 2020 grâce à de nouveaux forages dans les champs de Moho-Nord (Total), de Néné-Banga (Eni) et de Banga-Kayo (Wing Wah), et à la remise en production de Nsoko (Total).

Sans oublier les développements des gisements offshore de Sounda (ex-Marine VI, exploité par le nigérian Pelfaco), Litanzi, Nongo et Bouatou (Perenco), Lidongo, Viodo, Lideka et Loubana (Coastal Energy), Minsala et Nkala (Eni).

Un employé sur une raffinerie à Pointe Noire, en février 2011 (archives JA).

Un employé sur une raffinerie à Pointe Noire, en février 2011 (archives JA). © Antonin Borgeaud pour JA

Par ailleurs, une quinzaine de permis d’exploration ont été octroyés, notamment dans le cadre du « Licence Round ». Au cours d’une première phase, des blocs ont été attribués à Total E&P (Marine XX), à Kosmos (Marine XXI) et à Perenco (Marine XXVII).

Lors de la deuxième phase, engagée en septembre 2018 et qui s’achèvera à la fin de 2019, le ministère des Hydrocarbures et la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC) ont conclu deux contrats de partage de production (CPP) – l’un signé en mars avec l’américain Kosmos Energy (Marine XXI), l’autre en juin avec Pelfaco (Sounda) –, qui attendent l’approbation du Parlement. Et des négociations sont en cours avec Total E&P pour quatre CPP (Marine XX, Nsoko, Nanga 1 et Mokélembembé).

Trois facteurs contribuent à l’évolution du secteur dans le pays, à commencer par l’arrivée de nouveaux partenaires, parmi lesquels le russe Gazprom, le sud-africain Divine Inspiration Oil (Dig Oil), les chinois Wing Wah et China National Offshore Oil Corporation (CNOCC), Pelfaco, le britannique Philia Energy et le norvégien Coastal Energy. Par ailleurs, quelques compagnies à capitaux congolais ont vu le jour, telles que Pepa, Kontinent et Petco.

Enfin, l’exploration s’est développée en mer à de très grandes profondeurs, mais aussi onshore, en particulier dans le bassin de la Cuvette congolaise, avec l’octroi de permis à Total E&P Congo (Mokéle-Mbembé), à Dig Oil (Mopongo), à Eni Congo (Ngolo) et à Pepa (Ngoki).

Cependant, si le pays peut se réjouir de voir l’or noir couler à flots, il va devoir plus que jamais prendre garde au syndrome hollandais. Et à la préservation de l’environnement

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