Politique

Centrafrique-France : Faustin-Archange Touadéra pris entre deux feux

Faustin-Archange Touadéra (FAT) est attendu au début de septembre à Paris, où il doit rencontrer son homologue, Emmanuel Macron. Au menu de leurs discussions : la présidentielle centrafricaine, prévue pour la fin de 2020, et l’influence de la Russie, qui inquiète les autorités françaises.

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Mis à jour le 27 août 2019 à 15:48

Emmanuel Macron et son homologue centrafricain, le 2( septembre 2017. © Michel Euler/AP/SIPA

Le 11 octobre 2018, lors du sommet de la Francophonie en Arménie, l’amiral Bernard Rogel, chef d’état-major particulier de Macron, s’en était déjà ouvert au président centrafricain, en présence du chef de l’État français, du ministre Jean-Yves Le Drian, d’Idriss Déby Itno et de Denis Sassou Nguesso. Les Français ne sont pas seuls à s’agacer de la russophilie de FAT : les États-Unis s’en sont également plaints auprès de Déby Itno et de Félix Tshisekedi.

À Bangui, Touadéra fait par ailleurs face à une fronde. Selon un document que JA a pu consulter, plusieurs opposants réunis au sein de la plateforme É Zingo Biani, dont Anicet-Georges Dologuélé, Jean-Serge Bokassa et Karim Meckassoua, s’apprêtent à déposer un acte de mise en accusation devant l’Assemblée nationale à l’encontre de FAT, pour, entre autres, « violation de serment », « affairisme », « homicides politiques » et « entretien de milices ». Objectif : le faire destituer par la Cour constitutionnelle, ce qui ouvrirait ensuite la voie à une comparution devant la Haute Cour de justice.