Politique

[Chronique] Ouganda : Stella Nyanzi de nouveau condamnée pour harcèlement du président Museveni

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Damien Glez est dessinateur-éditorialiste franco-burkinabè

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Fesses et seins dans l’actualité ougandaise : c’est pour avoir comparé le président Yoweri Museveni à un derrière que Stella Nyanzi avait été incarcérée en 2017.

C’est en dévoilant sa poitrine et en criant des obscénités au tribunal de Kampala que l’universitaire et militante féministe a accueilli, il y a quelques jours, sa condamnation à dix-huit mois de prison pour harcèlement du chef de l’État et de sa mère défunte. Ses commentaires sur Facebook, suivis par plus de 200 000 personnes, divisent la société ougandaise.

« Le tribunal l’a reconnue coupable d’avoir harcelé sur internet le président Museveni, mais a abandonné l’accusation de propos offensants », a déclaré début août l’avocat de Stella Nyanzi, Isaac Semakadde. « Nous sommes en désaccord avec le jugement », a-t-il ajouté.

« Cause juste »

Stella Nyanzi a déjà passé près de neuf mois en prison et encourt une peine supplémentaire de trois ans, selon son avocat. Mais, à en croire Isaac Semakadde, la militante est prête à « faire face aux conséquences parce qu’elle pense se battre pour une cause juste ».

L’universitaire avait été inculpée et placée en détention en novembre 2018 pour avoir posté sur son compte Facebook des propos jugés « obscènes » à l’encontre du président Yoweri Museveni et de sa mère décédée en 2001. Elle y avait fait référence à l’anniversaire du chef de l’État et regretté dans un langage cru que celui-ci ait vu le jour.

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