Politique

Israël-Palestine : Ahed Tamimi, un symbole toujours clivant

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Mis à jour le 1 août 2019 à 15:58

L’activiste palestinienne Ahed Tamimi, en octobre 2018 à Tunis. © Mohamed Hammi/SIPA ; Liewig Christian/ABACA

Icône palestinienne de la lutte contre l’occupation israélienne, Ahed Tamimi a voyagé à l’étranger après sa sortie de prison en juillet 2018, avant d’être victime récemment d’un accident de la route près de Ramallah.

En décembre 2017, elle frappe deux soldats israéliens dans la cour de sa maison. La vidéo est vite devenue virale. Et la jeune activiste aux cheveux blonds bouclés s’est transformée en idole de la lutte contre l’occupation des Territoires palestiniens. Mais Ahed Tamimi, toujours sous le feu des projecteurs, s’est fait plus discrète depuis sa libération en juillet 2018, après huit mois de détention pour atteinte à l’autorité.

« Fille de l’occupation »

Depuis un an, elle apparaît occasionnellement en Europe lors de marches de soutien aux Palestiniens, tout de suite repérable au premier rang des manifestants. D’abord à Nantes, en septembre 2018, ensuite à Londres, en mai dernier, où elle s’était installée quelques mois pour étudier l’anglais.

« Fille de l’occupation », comme elle-même se définit, la jeune femme revient pourtant toujours à Nabi Saleh, son village de 150 habitants au nord de la Cisjordanie, fief de cette famille de militants. Ahed Tamimi a eu un accident de voiture en juin, non loin de Ramallah. Preuve qu’elle est toujours un symbole clivant : pendant que la presse arabophone rassurait sur son état, des colons « ultras » se réjouissaient de l’incident.