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Cet article est issu du dossier «Chine-Afrique : un modèle gagnant gagnant ?»

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Tourisme

Tourisme : la destination Afrique séduit de plus en plus les Chinois

Une touriste chinoise prend un selfie avec un groupe de WoDaaBe Fulani en costume traditionnel lors du festival Cure salée d’Ingall, au Niger. © Sven Torfinn/PANOS-REA

S'ils ne représentent encore qu'une infime part des touristes qui visitent le continent, les Chinois sont chaque année plus nombreux à découvrir l’Afrique.

Bien sûr, les 800 000 voyageurs recensés à la fin de 2017 ne représentent encore qu’une infime partie des 60 millions de visiteurs internationaux qui se sont rendus cette année-là sur le continent. « Mais les chiffres sont en constante augmentation depuis trois ans », constate Wolfi Chen, chef de produits Afrique et Moyen-Orient au sein de Beijing Global Tour International Travel Service Co. Et cette tendance devrait se poursuivre, puisque près de 200 millions de touristes chinois doivent partir à la découverte du monde en 2020, soit 20 % de plus qu’aujourd’hui.

Fréquentation touristique en hausse

L’Afrique, qui a déjà vu sa fréquentation touristique augmenter de 7 % en 2017, espère bien capter une part significative de cette manne chinoise estimée l’an dernier à 300 milliards de dollars (268 milliards d’euros).

À commencer par le top 5 des destinations préférées des Chinois sur le continent, à savoir l’Égypte, le Kenya, le Maroc, l’Afrique du Sud et Maurice, auxquelles s’ajoute la Tunisie depuis qu’elle a, comme les autres pays cités, dispensé en février 2017 les ressortissants de l’empire du Milieu de visa touristique.

D’autant plus que « l’Afrique n’est plus vue comme un continent dangereux, ravagé par les guerres et les épidémies, mais comme un nouveau territoire à découvrir, avec des plages sublimes, des paysages spectaculaires et une faune unique au monde », explique Wolfi Chen. Autant d’arguments à faire valoir par les professionnels chinois pour convaincre leur clientèle, même si la destination africaine reste chère, difficile d’accès et manque encore cruellement d’équipements de standing.

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