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Cet article est issu du dossier «Développement et défense de l'environnement : où en est l’Afrique ?»

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Energie

Environnement – L’Afrique au banc d’essai : Nairobi toujours leader africain de la géothermie

Une centrale géothermique au Kenya.

Une centrale géothermique au Kenya. © Capture écran/YouTube/UN University

Peu de régions dans le monde se prêtent, du fait de la nature de leur sous-sol et des mouvements des plaques tectoniques, au développement de la géothermie à une échelle industrielle. L’Islande est dans ce cas, une partie de l’Afrique aussi.

En creusant à 1 500 ou 2 000 m de profondeur, on y atteint des températures de 250 °C, ce qui permet de transformer de l’eau en vapeur et ainsi de faire tourner des turbines pour générer de l’électricité. Voilà pour le principe.

En pratique, c’est l’est du continent qui se prête le mieux à cette exploitation. Le potentiel énergétique directement lié à la géothermie est estimé à 10 000 MW au Kenya, 5 000 en Éthiopie, 1 200 à Djibouti et 700 au Rwanda. Nairobi, qui exploite déjà plusieurs sites, annonçait 700 MW en 2018 et vise les 5 GW en 2030.

Des usages quotidiens

L’Éthiopie pourrait faire presque aussi bien, d’autant qu’elle est située à la croisée de trois grandes fractures de l’écorce terrestre, les fameux rifts : celui de la mer Rouge, celui d’Aden et celui, justement, de la vallée du Grand Rift.

Mais le pays, qui a longtemps privilégié l’énergie hydraulique, a mobilisé la plupart de ses moyens sur le pharaonique barrage Renaissance. Des travaux de forage doivent toutefois débuter en septembre 2019 sur les sites de Corbetti et de Tulu Moye, où les autorités ont missionné une entreprise spécialisée islandaise.

Il faut enfin noter que l’énergie géothermique peut aussi avoir des usages moins spectaculaires. En Tunisie par exemple, les agriculteurs autour des villes de Gabès et de Tataouine bénéficient de l’eau chaude des sources géothermales. Celle-ci chauffe les serres en hiver, puis est refroidie au contact de l’air et est utilisée pour l’irrigation. Ce qui permet aux paysans locaux de faire pousser des melons en plein hiver.

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