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Cet article est issu du dossier «Chine-Afrique : un modèle gagnant gagnant ?»

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Entreprises & marchés

Chine-Afrique : ce que les PME chinoises viennent chercher en Afrique

Des contremaîtres chinois interviennent à l’usine Nile Textile Group située dans la zone franche de Port-Saïd, en Égypte.

Des contremaîtres chinois interviennent à l’usine Nile Textile Group située dans la zone franche de Port-Saïd, en Égypte. © KHALED DESOUKI/AFP

Depuis une dizaine d’années, l’Afrique représente un véritable eldorado pour les entrepreneurs privés chinois.

Après les grands conglomérats parapublics, arrivés sur le continent entre 2000 et 2010 dans les valises du gouvernement chinois pour construire les vastes programmes d’infrastructures financés par Pékin, place aux petites et moyennes entreprises qui, à leur échelle plus modeste, n’en contribuent pas moins à redessiner l’économie africaine en profondeur. « Elles constituent un premier maillon essentiel dans l’industrialisation du continent », résume Zhang Jianping, chercheur auprès du ministère chinois du Commerce (Mofcom).

Ces entrepreneurs sont venus trouver en Afrique les occasions qui n’existent plus pour eux dans la Chine d’aujourd’hui

Débarquées par milliers ces dernières années, ces PME chinoises profitent de la mise en place de zones économiques et de parcs industriels en Égypte, au Nigeria, à Djibouti ou encore en Tanzanie pour créer les microcosmes qui, en plus de favoriser le développement de leurs propres activités, doivent soutenir l’éclosion d’un secteur privé africain, en particulier dans les filières liées à la transformation des produits locaux.

« Ces entrepreneurs sont venus trouver en Afrique les occasions qui n’existent plus pour eux dans la Chine d’aujourd’hui », explique Zhang Jianping. Au continent d’en profiter, notamment dans l’industrie légère et l’assemblage de composants, mais aussi dans l’agrobusiness et les différents métiers de services aux entreprises comme le transport et la logistique.

Un vaste marché à défricher

Pour les investisseurs chinois, les avantages sont tout trouvés. En plus de pouvoir s’appuyer sur une main-d’œuvre à bas coût, au cœur d’un vaste marché à défricher, ils peuvent également bénéficier des accords de libre-échange signés entre le pays où ils sont implantés et l’Europe ou les États-Unis.

Autant d’arguments qui permettent de compenser la difficulté pour les entreprises chinoises à trouver sur place les intrants et autres pièces détachées nécessaires à leur production, ce qui limite leur compétitivité. Jusqu’à ce que, dans la foulée des PME chinoises, émerge une sous-traitance africaine.

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