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L’ex-président Abdoulaye Wade en allant rejoindre le comité directeur du PDS à Dakar, le 13 février 2019.

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Série : la vie après le pouvoir

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Angola : José Eduardo dos Santos, l’exil amer

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Mis à jour le 12 novembre 2019 à 15:42

Lors de l’investiture de João Lourenço, le 26 septembre 2017, à Luanda. © AMPE ROGERIO/AFP

La vie après le pouvoir (5/6). Attaqué de toutes parts par son successeur, l’ancien chef de l’État angolais vit mal la chute de son empire familial. Mais ses héritiers ne s’avouent pas vaincus.

Mi-juin, Barcelone. Sur le canapé du salon, José Eduardo dos Santos joue aux cartes avec ses petits-enfants. Publiée sur Instagram par Isabel, la fille de l’ancien président angolais, la photo donne un aperçu du quotidien de l’homme qui a dirigé l’Angola de 1979 à 2017, avant de passer la main à João Lourenço. Elle montre un retraité heureux et détendu.

Mais les apparences sont trompeuses. La nouvelle vie de José Eduardo dos Santos n’est pas de tout repos. Critiqué par son successeur – qui s’est lancé dans une croisade anticorruption –, l’ex-chef de l’État et ses proches ne sont plus vraiment chez eux en Angola. Autrefois tout-puissants, ils sont aujourd’hui sur la corde raide. Si José Eduardo dos Santos, fidèle à son caractère, reste discret, certains de ses enfants sont passés à l’offensive. Et c’est ainsi que l’ancienne famille dirigeante s’est muée en clan d’opposants à João Lourenço.