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L’ex-président Abdoulaye Wade en allant rejoindre le comité directeur du PDS à Dakar, le 13 février 2019.

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Série : la vie après le pouvoir

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Burkina Faso : Blaise Compaoré, le mal du pays

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Mis à jour le 12 novembre 2019 à 15:44

L’ancien chef de l’État burkinabè Blaise Compaoré. © Francois Mori/AP/SIPA

La vie après le pouvoir (4/6). Exilé en Côte d’Ivoire depuis 2014, Blaise Compaoré, l’ancien chef de l’État burkinabè, vit confortablement mais rêve du jour où il pourra enfin rentrer chez lui.

Enfin un peu de divertissement. Ce 31 décembre 2018, Blaise Compaoré a été invité chez son grand ami, Adama Toungara. Dans la maison cossue du conseiller d’Alassane Ouattara, à Cocody, il y a foule. Des politiques, des entrepreneurs, des copains… C’est un des lieux les plus courus du gotha ivoirien pour célébrer la nouvelle année.

Sur les tables, il y a du champagne à volonté, des petits-fours à foison : on y mange bien, on rit, certains esquissent même quelques pas de danse. L’ancien président burkinabè adore cela, la danse, surtout la rumba et le rock and roll. Il s’amuse, Chantal, sa femme, aussi. Née Terrasson de Fougères, cette Franco-Ivoirienne est à Abidjan chez elle, près de ses sœurs, qu’elle voit souvent. Mais Blaise, lui, a du mal à s’y faire.

Voilà plus de quatre ans désormais, depuis sa fuite du palais présidentiel, le 31 octobre 2014, que l’ancien président ­burkinabè se morfond. Les hauts murs blancs de la maison prêtée par Hamed Bakayoko, le ministre ivoirien de la Défense, n’ont rien en commun avec ceux de la prison de Ouagadougou dans laquelle Gilbert Diendéré, son ancien chef d’état-major particulier et son complice de toujours, est incarcéré. Pourtant, cette vie, ce n’est pas vraiment la liberté non plus.