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Cet article est issu du dossier «Maroc : 1999-2019, ces vingt premières années de règne de Mohammed VI qui ont tout changé»

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Économie

Maroc – Dix chantiers pour demain : marché commun et contrats panafricains (9/10)

Sur les anciens bassins de lagunage des eaux usées, c'est un parc ornithologique qui verra le jour près de Nador. © MARCHICA MED

« Centré sur la satisfaction des besoins des citoyens » et sur la réduction des inégalités, un projet de nouveau modèle de développement est à l’étude pour le Maroc. Quels sont les principaux domaines concernés ? Le royaume et ses entreprises sont notamment impliqués dans le financement et la réalisation de projets structurants majeurs pour le continent.

Parmi le millier d’accords signés durant la cinquantaine de voyages officiels du roi en Afrique, une grande partie a été consacrée au lancement de projets structurants pour le continent. Selon les statistiques disponibles sur les IDE marocains en Afrique, les entreprises publiques et privées du royaume porteraient actuellement des projets à travers le continent pour l’équivalent de 4 milliards de dirhams (366 millions d’euros).

Le plus important d’entre eux est celui du gazoduc Maroc-Nigeria, conclu en décembre 2016. Seules les études de faisabilité détaillées ont pour l’instant été réalisées par l’Office national des hydrocarbures et des mines (Onhym) et par la Compagnie pétrolière nationale nigériane (NNPC). Le gazoduc devrait s’étendre sur plus de 5 500 km et acheminer l’énergie à travers douze pays. Le tracé prévoit notamment l’installation de bretelles de desserte vers le Mali, le Burkina Faso et le Niger.

Quant à l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE), il a remporté plusieurs marchés à travers le continent. Au Sénégal, à la fin des années 2000, il a décroché deux concessions sur vingt-cinq ans pour l’électrification rurale de la zone Saint-Louis-Dagana-Podor et de la région Louga-Kebemer-Linguère. L’établissement public marocain intervient aussi dans le cadre de projets de développement de centrales de production et du réseau de distribution en Côte d’ivoire, en Gambie ou en Mauritanie

Préserver le fleuve Congo

À Abidjan, en 2015, le roi a signé une convention relative au projet de sauvegarde et de valorisation de la baie de Cocody, confié à Marchica Med pour une enveloppe globale dépassant les 200 millions d’euros. Le volet financier de ce vaste chantier a été piloté par Attijariwafa Bank, qui a accordé au gouvernement ivoirien un prêt de 15,2 millions d’euros.

Le Maroc a lancé le processus législatif relatif à la ratification de l’accord pour la création de la Zone de libre-échange continentale (Zlec)

Mohammed VI s’est aussi engagé pour la préservation et le développement du fleuve Congo et de la forêt tropicale, en particulier en soutenant la création du Fonds bleu pour le bassin du Congo, une initiative portée avec le président congolais, Denis Sassou Nguesso, et présentée aux chefs d’État du continent lors de la COP22 organisée à Marrakech en 2016. De son côté, le groupe OCP se prépare à lancer huit usines de production de fertilisants de taille moyenne en Afrique subsaharienne, notamment au Rwanda et au Gabon, et prévoit de construire deux grands complexes industriels au Nigeria et en Éthiopie.

Enfin, le Maroc a lancé le processus législatif relatif à la ratification de l’accord pour la création de la Zone de libre-échange continentale (Zlec), entrée en vigueur le 7 juillet, qui doit faciliter l’intégration entre les marchés et les régions. À cet égard, le royaume a engagé un grand projet, financé à hauteur de 7 milliards d’euros, pour créer un corridor logistique et économique entre la Méditerranée et l’Afrique de l’Ouest.

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