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Automobile

Maroc – Dix chantiers pour demain : une puissance industrielle en devenir (7/10)

Chaîne d’assemblage dans l’usine Renault-Nissan Tanger, à Melloussa.

Chaîne d’assemblage dans l’usine Renault-Nissan Tanger, à Melloussa. © FADEL SENNA/AFP

« Centré sur la satisfaction des besoins des citoyens » et sur la réduction des inégalités, un projet de nouveau modèle de développement est à l’étude pour le Maroc. Quels sont les principaux domaines concernés ? Les filières automobile et aéronautique restent les principales locomotives du secteur secondaire. Mais le royaume est loin d’avoir exploité tout son potentiel.

Tout le monde s’accorde à dire qu’à un an de son échéance le bilan du Plan d’accélération industrielle (PAI) est en demi-teinte. Lancée en 2014 par Moulay Hafid Elalamy, ministre du Commerce et de l’Industrie, cette stratégie devait permettre au Maroc d’intégrer le cercle très fermé des pays émergents d’ici à 2020. Les exportations du pays ont atteint 275 milliards de dirhams (25 milliards d’euros) en 2018, soit une progression de 40 % en cinq ans. Mais ce résultat reste en deçà du potentiel du royaume.

L’automobile, qui a tiré vers le haut ces exportations, mais aussi la notoriété du pays à l’échelle mondiale, restera l’une des principales locomotives du secteur industriel dans les prochaines années. Les usines de Renault à Tanger et à Casablanca tournent déjà à plein régime (plus de 400 000 véhicules produits en 2018) et le constructeur français a souhaité faire du site tangérois un site de production pour les autres membres de l’alliance, Nissan et Mitsubishi.

Le français PSA a l’ambition de produire plus de 200 000 voitures en 2020

L’enjeu majeur pour faire monter le secteur en puissance est l’amélioration du taux d’intégration. Quatre écosystèmes – autour du câblage, des systèmes intérieurs, de l’emboutissage et des batteries – se complètent ainsi petit à petit. Objectif ? Faire en sorte que, à l’horizon 2023, 65 % des pièces installées dans chaque voiture de Renault produite au Maroc soient fournies par un industriel local.

Le français PSA a également fait confiance au royaume chérifien et devrait lancer son activité dans le courant de cette année, avec l’ambition de produire plus de 200 000 voitures en 2020. Le groupe s’est entouré de fournisseurs marocains et devrait atteindre très rapidement 80 % de taux d’intégration.

Voitures électriques

Lors de ses nombreux roadshows, Moulay Hafid Elalamy s’appuie sur ces succès pour vendre la destination Maroc aux investisseurs internationaux. Il a déjà convaincu BYD, qui finalise son implantation dans le royaume. Le constructeur chinois prévoit de construire une usine de voitures électriques, et deux autres qui produiront des bus et des batteries. L’ensemble de ces entités devrait être opérationnel en 2025.

Le secteur de l’aéronautique, qui enregistre une croissance annuelle moyenne de 20 %, attire également les plus grandes multinationales et leurs fournisseurs. C’est le cas d’Airbus et de Boeing, qui a opté pour la construction d’une plateforme de sourcing au Maroc. Plus de 120 équipementiers se sont déjà installés dans le royaume ou sont en train de le faire, qui vont générer un chiffre d’affaires global de plus de 1 milliard de dollars par an.

La prochaine étape pour le secteur consistera à consolider les acquis et à chercher à attirer les entreprises spécialisées dans les technologies, et notamment dans l’automatisation des lignes de production.

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