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Mohammed VI lors de la beï’a, cérémonie d’allégeance au roi, le 21 août 2012, devant le palais royal de Rabat, place du Méchouar.

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Maroc : 1999-2019, ces vingt premières années de règne de Mohammed VI qui ont tout changé

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Politique

Maroc – Dix chantiers pour demain : comment remédier à la crise de la représentativité (4/10)

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Mis à jour le 30 juillet 2019 à 15:22

Dans un bureau de vote à Rabat, lors des législatives d’octobre 2016. © FADEL SENNA / AFP

« Centré sur la satisfaction des besoins des citoyens » et sur la réduction des inégalités, un projet de nouveau modèle de développement est à l’étude pour le Maroc. Quels sont les principaux domaines concernés ? L’exemple de la représentativité politique.

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L’abstention est devenue la grande gagnante de chaque rendez-vous électoral. À l’exception du référendum constitutionnel de 2011, pour lequel il atteignit 73 %, le taux de participation n’a en effet pas dépassé 53 % lors des six derniers scrutins communaux et législatifs. Et c’est sans compter les plus de 6 millions de Marocains en âge de voter qui ne sont pas inscrits sur les listes électorales…

Malgré une plus grande transparence des scrutins et les pouvoirs plus étendus que la Constitution de 2011 accorde aux élus, les Marocains continuent de se désintéresser de la politique. Un désamour dû en partie au fonctionnement interne de la trentaine de partis marocains. Au sein de la plupart d’entre eux, l’action partisane reste surtout limitée à la saison électorale.

Et leurs rouages ne favorisent pas l’émergence d’une classe politique intègre et volontaire, au service des citoyens, mais plutôt celle d’élus animés par des intérêts personnels. Idem pour les syndicats, dont la représentativité diminue à chaque nouvelle élection professionnelle. Ces dernières années, plusieurs discours royaux ont été consacrés à ce thème, afin de mettre les formations politiques et les centrales syndicales devant leurs responsabilités. Mais on est loin, encore, d’avoir réconcilié les citoyens marocains avec la politique.