Banque

Gabon : le PDG de BGFIbank face au juge dans l’affaire du milliard disparu

Henri-Claude Oyima, PDG de BGFIBank, lors du CEO Forum à Abidjan, en 2016.

Henri-Claude Oyima, PDG de BGFIBank, lors du CEO Forum à Abidjan, en 2016. © Eric Larrayadieu/AFRICA CEO FORUM/J.A

Le PDG du groupe bancaire devrait être entendu en qualité de témoin par le juge d’instruction chargé de l’affaire opposant BGFIbank à Alfred Bongo Ondimba au sujet de la « disparition » de 1,5 milliard de F CFA du compte de l’étude notariale du fils de l’ancien président gabonais.

Le PDG de BGFIBank, Henri-Claude Oyima, a été convoqué devant la juge d’instruction chargée de l’affaire opposant le groupe bancaire à Alfred Bongo Ondimba. Selon nos sources, Oyima doit être entendu en tant que témoin dans la semaine du 15 juillet pour s’expliquer sur la disparition de 1,5 milliard de F CFA du compte de l’étude notariale du fils d’Omar Bongo Ondimba.

Le fils du défunt président Omar Bongo Ondimba avait déposé plainte contre le groupe bancaire pour « faux et usage de faux en écriture, abus de confiance, opération de paiement non autorisée sur compte séquestre… ».

Une procédure engagée alors qu’une solution amiable n’a pu être trouvée à la suite de la « disparition » de 1,5 milliard de F CFA (1 499 170 335 F CFA, précisément) du compte de son étude notariale.

1,5 milliard volatilisé

La gestionnaire de ce compte a déjà été entendue dans cette affaire qui avait démarré le 16 mars 2015, lorsque le Fonds gabonais d’investissements stratégiques (FGIS) a viré la somme de 1,5 milliard de F CFA au notaire, au titre de sa participation au capital de Tropical Holding, une société en cours de constitution. Mais alors que cette part devait s’élever à 600 millions de F CFA, le FGIS avait alors versés 900 millions de trop.

Lorsque Alfred Bongo Ondimba ordonne à la BGFI de restituer le trop-perçu au FGIS, la banque rejette sa demande pour « insuffisance de provision ». Le 1,5 milliard s’étant volatilisé, le FGIS a alors saisit la police judiciaire, devant laquelle le notaire s’est défendu en présentant des extraits de compte.

Dans un courrier adressé à Jeune Afrique en réaction à la publication d’un article sur le sujet dans notre édition du 25 mars dernier, BGFIBank assure « de son respect scrupuleux des procédures comptables et des règles qui régissent la gestion des comptes de ses clients », ajoutant que, « attaché au respect des principes de droit, BGFIBank Gabon réitère sa totale confiance en la Justice gabonaise. C’est en effet devant elle et non dans les médias que doivent être vidés les contentieux. »

 

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