Politique

Maroc : dix choses à savoir sur Mbarka Bouaida, première femme présidente de région

Mbarka Bouaida lors d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe, en juillet 2014.

Mbarka Bouaida lors d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe, en juillet 2014. © Amr Nabil/AP/SIPA

Cette « Sudiste » est l’une des femmes politiques les plus en vue du Maroc. Elle est aussi, depuis le 5 juillet, la première à avoir été élue présidente de région.

1. « Casawia »

Mbarka Bouaida est très attachée à Casablanca, où elle a grandi et où elle a été élue locale, en 2009. Même lorsqu’elle siégeait au Parlement, à Rabat, elle continuait à faire la navette entre les deux villes : « Nous autres, gens du Sud, avons souvent deux attaches : l’une dans notre région et l’autre dans une ville d’adoption. »

2. Anglophone

Entre 2001 et 2003, elle étudie en Angleterre, et obtient un MBA de l’Université de Hull. Elle apprécie le pragmatisme et le libéralisme des Anglo-Saxons.

3.  Mezouar

Salaheddine MEZOUAR, ex-président de la CGEM, Confédération Générale des Entreprises du Maroc. © Hassan OUAZZANI/JA

Sa carrière décolle en 2013, quand elle devient ministre déléguée auprès de Salaheddine Mezouar, alors ministre des Affaires étrangères et qui, dit-elle, fédérait une équipe « très soudée ». Elle est restée proche de personnalités rencontrées à l’époque, comme Mohamed Methqal, le patron de l’Agence marocaine de coopération internationale.

4. Lobbying

Elle est membre d’EuroMedA, une fondation aux airs de cabinet de lobbying qui, depuis sa création, en 2017, promeut l’image du Maroc auprès des responsables européens. Elle est convaincue que « la diplomatie publique », celle que mènent les acteurs non étatiques, a un rôle essentiel à jouer pour expliquer à la communauté internationale le bien-fondé de la position de Rabat sur le Sahara.

5. Pirate

Le hacker « Chris Coleman » qui, en 2014, avait dévoilé des courriels de diplomates marocains, s’en est pris à elle. Sans s’embarrasser de scrupules, il a divulgué des informations sur sa vie privée.

6. Holding familial

Après ses études, elle a rejoint Petrom, principale filiale du groupe Holsatek, que détient sa famille. Au sein de cette entreprise spécialisée dans la commercialisation et la distribution de produits pétroliers, elle était directrice de l’audit.

Mbarka Bouaida a vécu au rythme des campagnes électorales, et la presse du parti aura été l’une de ses premières lectures

7. Radio Mars

Elle est l’une des principales actionnaires de Radio Mars. Fondée en 2009, cette station très populaire, spécialisée dans l’actualité sportive, traverse aujourd’hui une tempête après qu’un de ses animateurs vedette a tenu des propos misogynes.

8. RNI

Elle n’avait même pas 5 ans lorsqu’elle accueillit Ahmed Osman, alors Premier ministre, venu faire une tournée dans le Sahara. Son père est en effet, avec Osman, l’un des cofondateurs du Rassemblement national des indépendants (RNI), dont elle est par la suite devenue une figure. Enfant, elle a vécu au rythme des campagnes électorales, et la presse du parti aura été l’une de ses premières lectures.

9. Quotas

Si elle parvient à se faire élire députée en 2007, c’est grâce au système de « listes nationales de femmes ». Devenue une personnalité politique de premier plan, elle est discrètement favorable à la réforme de l’héritage et continue à être pour les quotas en faveur des femmes.

10. Sahara 

La famille Bouaida appartient à la tribu des Aït Lahcen, très influente dans la région de Guelmim, « porte du Sahara », où Mbarka est née, en 1975. Ce 5 juillet, elle a succédé à l’un de ses cousins à la tête de la région. Au sein du RNI, son père était, avec Dey Ould Sidi Baba, l’une des personnalités « du Sud ».

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