Politique

Cameroun : Antoine Ntsimi, toujours en réserve depuis le scandale à la Cemac

Une enquête sur la gouvernance d'Antoine Ntsimi à la Cemac, à lire dans J.A. n°2677.

Une enquête sur la gouvernance d'Antoine Ntsimi à la Cemac, à lire dans J.A. n°2677. © D.R.

La dernière fois qu’il a fait parler de lui, c’était en 2013. Le Camerounais Antoine Ntsimi tentait alors de se lancer dans l’exploitation d’une carrière de gravier dans son village de Nkom Ndamba, non loin de Yaoundé.

Las, le projet n’a jamais vu le jour, contrecarré par un riverain aussi puissant qu’influent : Ferdinand Ngoh Ngoh, le secrétaire général de la présidence.

Un camouflet dont a visiblement du mal à se remettre l’ancien ministre des Finances devenu, en 2007, président de la commission de la Cemac. Non reconduit dans ses fonctions à la fin de son mandat, en raison d’un conflit l’ayant opposé à François Bozizé, alors dirigeant de la Centrafrique (pays siège de la Commission), Ntsimi avait perçu une indemnité de 1 milliard de F CFA comme solde de tout compte, comme il était indiqué dans un acte additionnel de la Cemac daté du 25 février 2011.

À 64 ans, ce banquier passé par le secteur des assurances avant d’exercer des fonctions gouvernementales est en réserve de la République. Il n’est cependant pas sûr que le tumulte provoqué par son passage à la Cemac, attribué tantôt à son caractère entier, tantôt à son mode de gouvernance, plaide en sa faveur.

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