Politique

Côte d’Ivoire : dix choses à savoir sur Patrick Achi, l’un des hommes clés d’Alassane Ouattara

Patrick Achi, le secrétaire général de la présidence ivoirienne. © Vincent Fournier/JA

Secrétaire général de la présidence ivoirienne, Patrick Achi s’est imposé comme un homme clé du dispositif mis en place par le chef de l’État.

1. Surdiplômé

Né en 1955 à Paris, Patrick Achi étudie au lycée classique d’Abidjan, puis à l’université nationale de Côte d’Ivoire, où il obtient une maîtrise de maths-physique. De retour à Paris, il intègre l’École supérieure d’électricité (Supélec), dont il sort ingénieur, puis l’université Stanford, aux États-Unis, où il décroche un master en management.

2. Secteur privé

Sa carrière débute au sein du cabinet Arthur Andersen, à Paris puis à Abidjan, où pendant cinq ans il travaille à la restructuration des entreprises du secteur public en Afrique de l’Ouest. Il crée ensuite son propre cabinet de conseil, intervenant dans le domaine de la santé, de l’éducation et de la réforme des finances publiques.

3. Discret

En dépit des fonctions qu’il occupe, au cœur de la présidence, il ne s’affiche pas dans les médias. Il a pourtant été à l’origine de plusieurs grands projets d’infrastructures.

4. De Gbagbo…

En 1997, il est conseiller technique au ministère de l’Énergie et travaille à la réforme de ce secteur. Un peu plus de deux ans plus tard, il est délégué auprès de Seydou Diarra, alors Premier ministre, et se charge de la réforme de la filière café-cacao. En octobre 2000, Laurent Gbagbo lui confie le portefeuille des Infrastructures et le porte-parolat – fonctions qu’il conservera jusqu’en février 2010.

5. … à Ouattara

Il a fait la connaissance d’Alassane Ouattara au début des années 2000 et s’est rapproché de lui lorsqu’ils se sont retrouvés reclus à l’hôtel du Golf, à Abidjan, pendant la crise postélectorale, de la fin de 2010 au 11 avril 2011. Séduit par son profil de technocrate, Ouattara le reconduit dans ses fonctions lorsqu’il accède au pouvoir. En janvier 2017, quand Amadou Gon Coulibaly devient Premier ministre, il lui succède au poste de secrétaire général à la présidence.

Le président ivoirien, Alassane Ouattara. © Rebecca Blackwell/AP/SIPA

6. Modéré

Il passe pour un homme pondéré. Membre du PDCI, d’Henri Konan Bédié, il fait partie de ceux qui ont tenté de rapprocher le Sphinx de Daoukro du chef de l’État lors de la création du parti unifié RHDP.

7. Dissident

Il est le secrétaire général de PDCI-Renaissance, une dissidence du PDCI, où l’on retrouve les ministres PDCI, qui, contre l’avis du président de leur formation, ont choisi d’adhérer au RHDP. Il y côtoie Daniel Kablan-Duncan, le vice-président ivoirien, dont il est proche et qui a soutenu sa nomination au secrétariat général de la présidence.

8. Cap sur 2030 !

Il fait partie de l’équipe chargée de l’élaboration des stratégies de développement d’ici à 2030. En mai, il était au Vietnam pour s’inspirer de son expérience en la matière.

9. Présidentiable ?

Pour certains, il figure sur la short-list des présidentiables. Lui affirme ne pas nourrir cette ambition et que l’avenir n’est pas aux hommes providentiels mais aux équipes compétentes et soudées.

10. Élu de terrain

Élu député en 2011, il devient en 2013 président du Conseil régional de la Mé (Sud), une terre traditionnellement acquise au FPI, de Gbagbo. En mars, il a été réélu après avoir fait campagne sous la bannière du RHDP.

Votre magazine JEUNE AFRIQUE

consultable sur smartphone, PC et tablette

Couverture

Profitez de tous nos contenus exclusifs en illimité !

Abonnez-vous à partir de 7,99€

Déjà abonné(e) ? Accédez au kiosque

Abonnez-vous à la version papier

Fermer

Je me connecte