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Cybersécurité : des formations africaines mal connues

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L'Afrique souffre d'une pénurie de compétences locales sur les questions de sécurité informatique. Des formations existent pourtant, mais leur communication est insuffisante.

Les projets autour de la cybersécurité souffrent d’une grave pénurie de compétences, qui vient principalement d’une méconnaissance de la filière et de ses métiers faute d’une communication suffisante sur les offres de formation. Au Maroc, par exemple, une étude publiée fin 2018 par Kaspersky Lab, en partenariat avec le cabinet d’études marocain Averty, a montré que l’informatique, les télécoms et le web sont bien plus attrayants que la cybersécurité, qui combine les trois compétences.

Dans le royaume pourtant, l’École Hassania des travaux publics (EHTP) et l’Institut national des postes et télécommunications (INPT) dispensent des cursus en la matière reconnus par la Conférence des grandes écoles (CGE). Des formations labellisées CGE existent également en Tunisie, à l’École supérieure des communications de Tunis (Sup’Com) et à l’École supérieure privée d’ingénierie et de technologie (Esprit). Elles-mêmes ont des partenariats avec des écoles subsahariennes.

Au sud du Sahara, justement, un établissement de formation des experts de la sous-région a ouvert ses portes en novembre 2018 au sein de l’École nationale d’administration de Dakar. Résultat d’une coopération entre les ministères des Affaires étrangères français et sénégalais, elle veut former des promotions panafricaines (30 % de Sénégalais et 70 % d’étrangers de la sous-région) et s’installera à terme dans la nouvelle ville de Diamniadio. Au même endroit, le groupe français Institut Mines-Télécom propose depuis 2018 un mastère en technologies du web et cybersécurité.

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