Politique

Gabon : Santullo, enquête sur un scandale d’État

Parmi les protagonistes, le président Ali Bongo Ondimba (à g.), Magloire Ngambia, en détention depuis janvier 2017, et la société de Guido Santullo, aujourd'hui décédé.

Parmi les protagonistes, le président Ali Bongo Ondimba (à g.), Magloire Ngambia, en détention depuis janvier 2017, et la société de Guido Santullo, aujourd'hui décédé. © Montage JA

C’est une affaire qui porte sur 700 milliards de F CFA de marchés publics. Elle oppose Libreville au groupe de BTP italien Sericom, dirigé par Guido Santullo, sur fond d’accusations de corruption. Et a déjà envoyé un ministre – Magloire Ngambia – en prison. Enquête exclusive.

Y avait-il meilleur endroit, pour commencer l’histoire d’une authentique affaire de gros sous, qu’un des palaces les plus prestigieux de la planète ? En ce début d’année 2010, c’est sous les ors de l’hôtel George-V, à Paris – propriété des Saoudiens –, qu’Ali Bongo Ondimba, confortablement installé dans une suite, reçoit ses visiteurs.

Aux côtés du chef de l’État gabonais, des fidèles de la première heure : Guy Bertrand Mapangou, secrétaire général adjoint de la présidence, et Maixent Accrombessi, directeur de cabinet. Le trio est sur la même longueur d’onde. Il lui faut mettre sur de bons rails le premier mandat du président. Le Gabon a toujours suscité les convoitises, mais, depuis le décès d’Omar Bongo Ondimba, toutes sortes d’investisseurs se pressent à ses portes. Ali Bongo Ondimba veut aller vite et a fait passer le mot à ses émissaires.

Mr. Guido Santullo, ex-patron du groupe de BTP Sericom, dans son hôtel de luxe Mirasole, à Gaeta, Italie,  le 27 avril 2017.

Mr. Guido Santullo, ex-patron du groupe de BTP Sericom, dans son hôtel de luxe Mirasole, à Gaeta, Italie, le 27 avril 2017. © Marco d’Antonio pour JA

L’un d’eux, Michaël Moussa Adamou, mise sur l’Italien Guido Santullo. Adamou est un ancien présentateur de Radio Télévision Gabon et un ex-député du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir). Il fait partie du cercle restreint du président, après avoir un temps été le conseiller diplomatique de son père. Mais l’Italien peut aussi compter sur le soutien du Français Charles Millon, un ancien ministre de la Défense (de 1995 à 1997) qui fut lui aussi proche d’Omar Bongo Ondimba.

 Santullo avait eu vent des grands chantiers que souhaitait lancer le chef de l’État

Après sa sortie du gouvernement, Millon s’est mis à parcourir le continent. Il tire avantage de ses contacts au Burkina Faso et au Congo, mais aussi au Gabon, où il a fréquenté les réseaux du défunt président et de son fils Christian, demi-frère d’Ali. « Santullo avait eu vent des grands chantiers que souhaitait lancer le chef de l’État », se souvient Charles Millon. Le Français connaît l’Italien depuis de longues années, pour l’avoir côtoyé à l’époque où Santullo détenait une entreprise dans les environs de Lyon, en France. « Il m’a approché et je l’ai présenté à deux ministres gabonais », poursuit-il. Parmi eux, celui de l’Économie, du Commerce, de l’Industrie et du Tourisme, un certain Magloire Ngambia, qui va devenir l’un des protagonistes de cette histoire.

Pas d’appel d’offres, mais de la rapidité

Guido Santullo est un habitué des affaires africaines. Il a déjà travaillé au Gabon sous Omar Bongo Ondimba, mais aussi au Mali sous Moussa Traoré, en Guinée-Bissau à l’époque de Nino Vieira, au Sénégal sous Léopold Sédar Senghor et Abdoulaye Wade. Pendant une vingtaine d’années, il a aussi fréquenté Conakry, se liant d’amitié avec Lansana Conté.

Une nouvelle fois, la « greffe » fonctionne. Ali Bongo Ondimba et Santullo se retrouvent donc au George-V, au début de 2010. Le chef de l’État va droit au but : combien coûterait 1 km de route construit par les entreprises de Santullo au Gabon ? L’Italien élude. Le prix dépend de la qualité et de l’environnement. Il préfère mettre en avant son envergure financière. Sa compagnie, assure-t-il, est prête à préfinancer les travaux. L’État gabonais pourrait ne rien avoir à débourser avant le début des chantiers et s’acquitterait de sa dette au fur et à mesure. Ali Bongo Ondimba et Maixent Accrombessi sont séduits. Une nouvelle rencontre est organisée à Libreville, cette fois en présence de Magloire Ngambia.

Le président gabonais Ali Bongo Ondimba au sommet Union africaine-Union européenne le 29 novembre 2017 à Abidjan, en Côte d'Ivoire.

Le président gabonais Ali Bongo Ondimba au sommet Union africaine-Union européenne le 29 novembre 2017 à Abidjan, en Côte d'Ivoire. © Diomande Ble Blonde/AP/SIPA

Le chef de l’État accepte de confier une série de chantiers à Santullo, écartant au moins deux offres, française et chinoise. Routes, ponts, bâtiments publics… De 2010 à 2013, l’entrepreneur obtient près de 700 milliards de F CFA (plus de 1 milliard d’euros) de marchés publics, pour la plupart sans appels d’offres. « Cela avait l’avantage de la rapidité », remarque un proche du dossier.

La Direction générale des études des infrastructures (DGEI), habituellement chargée du processus de sélection des dossiers, est écartée au profit de la Direction générale des infrastructures de transport (DGIT), où officie un cousin de Magloire Ngambia, Gilles Rodrigue Bongo (qui n’a aucun lien de parenté avec la famille du président).

Santullo : de multiples contentieux.

Santullo : de multiples contentieux. © « Enlevez-moi cette épine du pied ! »

En plus de court-circuiter la DGEI, la DGIT va même, à l’occasion, empiéter sur le domaine de la Direction générale de l’entretien des routes et aérodromes (DGERA). Son objectif : capter une partie de la manne du Fonds d’entretien routier (FER), qui a l’avantage d’être autonome et de ne pas avoir besoin de la validation de la direction générale du budget. Exemple, en 2012 : le pont de Kango est gravement endommagé par une barge qui a percuté l’un de ses piliers. L’ouvrage, qui relie Libreville au reste du pays, menace de s’effondrer.

De nombreux camions sont à l’arrêt et l’approvisionnement de la capitale est gravement perturbé. Le ministre des Travaux publics de l’époque, Léon Nzouba, suggère que les marchandises soient acheminées par train jusqu’à Libreville, mais cela suppose que les camions parcourent une centaine de kilomètres pour rejoindre une gare ferroviaire, et personne ne souhaite assumer ce surcoût.

Une autre solution émerge alors. « Le président m’a convoqué au palais et m’a dit : “Enlevez-moi cette épine du pied” », racontait Santullo à JA en 2017 (il est décédé en août 2018). Magloire Ngambia et l’Italien débloquent la situation. En quelques mois, le pont est reconstruit. À cette date, l’entente semble parfaite. Entre juillet 2010 et juin 2013, onze accords sont passés entre l’État et Santullo Sericom, la filiale de Guido Santullo au Gabon. Mais l’idylle ne dure pas, et, à la mi-2015, Santullo commence à s’inquiéter des retards de paiement.

Première négociation en 2015

L’État gabonais ne rembourserait pas sa dette, dont le montant finit par atteindre, selon Santullo Sericom, la coquette somme de 165 milliards de F CFA. Santullo souhaite alerter Ali Bongo Ondimba. Il patiente des heures au palais, s’agace et décide de l’en informer par la presse. Le ton monte, d’autant qu’en septembre 2015 Magloire Ngambia est limogé et rétrogradé au poste de conseiller à la présidence. Le ministre se savait sur la sellette et avait déjà perdu, en 2014, une partie de son portefeuille – la Promotion des investissements. « Son remplaçant avait commencé à s’interroger sur le montage de différents contrats, rappelle un proche du dossier. Le système était grippé, et les factures avaient plus de mal à passer. »

Les deux parties entrent finalement en négociation. Le 2 octobre 2015, Ali Bongo Ondimba convoque Santullo au Palais du bord de mer. Il est 20 heures. Quatre ministres sont présents : Séraphin Moundounga (Justice), Christian Magnagna (Budget), Maixent Accrombessi (directeur de cabinet de la présidence) et Yves Fernand Manfoumbi (Agriculture et directeur général de l’Agence nationale des grands travaux). Santullo menace d’arrêter les chantiers si les factures ne sont pas payées, le chef de l’État tente d’obtenir un arrangement.

Des menaces téléphoniques sont arrivées à droite et à gauche

Pour maintenir le système à flot, Libreville joue les gros bras. « Des menaces téléphoniques sont arrivées à droite et à gauche », détaillera Santullo devant les juges de la Cour d’arbitrage de la Chambre de commerce internationale (ICC). Selon lui, plusieurs véhicules de police ont été stationnés devant son domicile. « Quand j’ai dit à Manfoumbi que je ne signais pas l’accord, ils ont rétorqué : “Tu ne vas pas sortir du Gabon si tu ne signes pas” », raconte-t-il encore, mentionnant un coup de téléphone reçu le 3 octobre 2015. Il ajoute que Manfoumbi lui aurait affirmé : « Tu vas avoir des problèmes. » Le 15 octobre, l’avocat de Santullo s’indigne auprès de la présidence de « procédés d’intimidation inadmissibles ».

Le même jour, une nouvelle rencontre a lieu au ministère de la Justice avec Moundounga, Magnagna et Manfoumbi. Libreville s’engage à payer 41 milliards de F CFA (sur une dette de 165 milliards), mais réclame un audit des chantiers afin de vérifier la qualité des travaux et leur avancement. Santullo accepte et consent à relancer le doublement du pont de Kango, jugé prioritaire. Mais la méfiance demeure. Le Gabon va bien payer les 41 milliards de F CFA de l’accord conclu le 15 octobre, ainsi que 4 milliards d’indemnités, mais guère plus. Quant à l’audit, il n’a pas lieu, malgré les demandes répétées d’Ali Bongo Ondimba à ses ministres.

De la conciliation à la cellule d’enquête

Résultat : le bras de fer s’internationalise. Comme stipulé dans les contrats, la Cour d’arbitrage de l’ICC, à Paris, se saisit du dossier. Santullo y réclame son dû, un demi-milliard d’euros, selon lui. Le chef de l’État gabonais s’agace. S’il a jusqu’ici privilégié la conciliation, sur les conseils de ses proches, il va changer d’avis : à la fin de 2016, il met en place une équipe d’enquêteurs et la confie à son aide de camp, Arsène Emvahou. « Il savait que ça embarrasserait tout le monde, mais il en était arrivé à la conclusion que les ministres ne feraient pas le boulot », se souvient un protagoniste.

Installée au deuxième étage de la présidence, la cellule comporte neuf membres et ne rend compte qu’au président, qui lui rend visite régulièrement. Très vite, l’équipe acquiert la conviction que les marchés passés entre le ministère de Magloire Ngambia, la DGIT et Santullo dissimulent surfacturations et corruption. Plus question de payer Santullo Sericom.

Les enquêteurs gabonais interrogent, perquisitionnent, fouinent. En octobre 2017, ils demandent l’assistance des autorités financières de Guinée, où une partie des sommes perçues a été transférée avant d’être redirigée vers la Suisse. Les autorités helvétiques ont par ailleurs reçu des signalements d’établissements bancaires émettant des doutes sur l’origine de ces fonds, et le Ministère public du canton de Genève lance, le 19 juillet 2017, une enquête sur Santullo et ses sociétés.

Preuves accablantes

Au Palais du bord de mer, le président et son aide de camp se forgent une conviction : l’affaire doit être portée au pénal, en Europe. Certains de ses proches tentent de l’en dissuader, mais Ali Bongo Ondimba ne lâche pas. Il rencontre à Libreville trois avocats, Georges Arama (KGA), Arnaud de La Cotardière (Linklaters) et Patrick Klugman (GKA et Associés). Le 7 février 2018, alors que la Cour d’arbitrage de l’ICC examine toujours les arguments des deux parties, Libreville dépose une plainte en Suisse contre Guido Santullo pour corruption d’agents publics étrangers et blanchiment d’argent.

L’atout de l’État gabonais ? Magloire Ngambia. Soupçonné de corruption, il a été placé en détention le 10 janvier 2017, tout comme Gilles Rodrigue Bongo, l’ancien directeur général de la DGIT. L’ex-ministre (dont une demande de mise en liberté a encore été rejetée le 26 juin) apparaît comme le principal rouage du système de corruption que les enquêteurs estiment avoir découvert. Les preuves seraient, selon les accusateurs, accablantes. Ainsi cet épisode de juin 2013, qui intrigue les services d’enquête.

Ce jour-là, Ngambia a affrété un Falcon 900 de la compagnie Afrijet, « en son nom propre et sans lettre de mission », précise une source, pour se rendre à Genève en compagnie de son conseiller, Christian Nkero Capito, et de Nina Abouna, la directrice générale de l’Agence nationale de promotion des investissements.

Magloire Ngambia, en 2010 au siège du FMI.

Magloire Ngambia, en 2010 au siège du FMI. © REUTERS/Jonathan Ernst

Déjeuner à Genève

Le trio a prévu de rencontrer Santullo dans un hôtel de luxe qui borde le lac Léman. Il se rend ensuite dans les bureaux d’Hinduja Bank, où Santullo et Ngambia ont un entretien, avant d’aller déjeuner. Les trois Gabonais reprendront le chemin de Libreville en fin d’après-midi. Quel est l’objet de ce court séjour ? La réponse appartient au secret de l’enquête suisse.

Par ailleurs, Ngambia aurait également fait profiter sa famille, et notamment sa femme, Denise Lelani, d’une résidence de Guido Santullo en Italie dans le courant de l’année 2013. Selon nos sources, Santullo lui-même a facilité l’obtention d’un visa à celle-ci. Agent du Trésor public et sœur de l’épouse de l’actuel Premier ministre, Julien Nkoghe Bekale, Denise Lelani était à l’époque détachée en tant qu’agent comptable à l’aéroport de Libreville.

Mais le dossier ne s’arrête pas là. S’il n’a pas été inquiété par la justice, Michaël Moussa Adamou est également dans sa ligne de mire. Selon la cellule d’enquête gabonaise, l’actuel ambassadeur du Gabon aux États-Unis aurait touché 500 000 euros après avoir amené le patron de BTP italien à Libreville.

Surtout, à en croire la même source, son épouse aurait dirigé une société, SCP Sequoïa, qui était actionnaire de Santullo Sericom quand les premiers contrats avec l’État gabonais ont été signés. Michaël Moussa Adamou a refusé de répondre à nos questions, mais son éclairage aurait été utile : son ancien chauffeur, Francis Martial Wassieme, est soupçonné de complicité de corruption dans la même affaire. Officiellement responsable des relations extérieures de Santullo au Gabon, il a lui aussi été placé en détention.

Christian Bongo Ondimba connaît un meilleur sort. Ancien directeur général de la Banque gabonaise de développement, le demi-frère du président, avec lequel ce dernier ne s’entend guère, partageait avec l’Italien un intérêt pour l’aviation d’affaires. Il l’a fréquenté via Allegiance Airways, gestionnaire du Falcon 50 que possédait Santullo. Quand celui-ci a quitté le Gabon, son appareil a rejoint la flotte de Nessika Private Jet, société de Christian Bongo Ondimba. Un cadeau de Santullo ? Les enquêteurs le pensent et estiment que la vente du jet aurait dissimulé un « grossier montage financier ».

Bataille de titans

Gilles Rodrigue Bongo, incarcéré pendant deux ans avant d’être libéré à la surprise générale en mars dernier, a-t-il lui aussi bénéficié de pareils cadeaux ? Dans son cas, c’est une voiture qui intéresse en particulier les enquêteurs. Trois pick-up devaient en effet, selon l’un des contrats signés avec Santullo Sericom, être fournis à la DGIT afin que cette dernière puisse réaliser des inspections sur le terrain. Un seul véhicule, une Toyota Fortuner, sera finalement financé et immatriculé au nom de… Gilles Rodrigue Bongo.

L’ancien patron de la DGIT assure qu’il ne s’agit pas de corruption, mais les enquêteurs gabonais en doutent. D’autant que leurs investigations ont révélé d’autres intrigues à l’aéroport de Libreville. Cette fois, c’est un haut gradé des renseignements qui est soupçonné d’avoir bénéficié des « bienfaits » de Santullo, ainsi que l’a expliqué Wassieme lors de son audition, le 26 avril 2017. Entre les mains des autorités gabonaises : des dizaines de courriers demandant à la police des frontières de faciliter l’entrée sur le territoire de personnes liées à l’Italien. Y a-t-il eu contrepartie ? De Libreville à Paris en passant par Genève, la justice s’intéresse à des billets d’avion que Sericom aurait fournis à cet officier des renseignements.

Le président m’a demandé, les yeux dans les yeux, si j’avais corrompu des ministres. Je lui ai répondu que non

Les investigations sont encore en cours en Suisse et en France. À Paris, le Parquet national financier s’est saisi de l’affaire après la demande d’entraide judiciaire déposée par le Gabon le 26 mars. L’enjeu augmente chaque mois, au rythme des intérêts de la dette gabonaise, et l’affaire a viré, depuis 2016, à la bataille de titans.

Plus d’un demi-milliard d’euros en jeu

Alors que le groupement Santullo, désormais piloté par les héritiers du patriarche italien, est notamment représenté par Me Ana Atallah et Me Sandra Chambrier (sœur de l’opposant Alexandre Barro-Chambrier), Libreville est défendu par quatre avocats du cabinet KGA (Georges Arama, Pascal Ithurbide, Gabrielle Olivier, Pierre Le Breton), ainsi que par trois spécialistes du cabinet Linklaters (Arnaud de La Cotardière, Roland Ziadé et Alexandre Kiabski).

Plus d’un demi-milliard d’euros sont en jeu. Les chantiers ont été fermés, et les bureaux de Sericom restent vides. Le système Santullo, comme le surnomment les enquêteurs, livrera-t-il tous ses secrets ? Certains, à Libreville, le redoutent davantage qu’ils ne l’espèrent. Avant son décès, le patriarche italien a catégoriquement nié avoir soudoyé des officiels gabonais. « Le président m’a demandé, les yeux dans les yeux, si j’avais corrompu des ministres. Je lui ai répondu que non », nous confiait-il en 2017. Il ajoutait avoir tout au plus invité quelques amis « à manger des pâtes ».


Des ouvrages bien trop chers ?

Un autre conflit oppose l’État gabonais au groupement Santullo, qui porte sur la qualité des ouvrages réalisés. Libreville estime que ces derniers ne correspondent pas à la commande initiale et qu’ils ont été surfacturés. Le Gabon s’appuie notamment sur l’expertise du Français François Pinchon, datant de décembre 2018.

Selon lui, la réhabilitation du pont de Kango aurait dû coûter, au mieux, 4,4 milliards de F CFA (6,7 millions d’euros), quand 21 milliards ont été déboursés (32 millions d’euros). Le groupement Santullo, par la voix de son avocate Ana Atallah, a catégoriquement nié ces accusations et conteste le rapport de François Pinchon.


Santullo écrit à Jeune Afrique

Le Groupement Santullo Sericom Gabon a souhaité répondre à cet article, publié dans le n° 3052 de Jeune Afrique (du 7 au 13 juillet 2019). L’intégralité de ce texte à retrouver ici

 

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