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Cet article est issu du dossier «Affaire Lamine Diack : corruption et dopage dans l'athlétisme»

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Justice

Corruption dans l’athlétisme : Lamine Diack et Papa Massata, tel père, tel fils ?

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Mis à jour le 23 octobre 2019 à 20h57
Le Sénégalais Papa Massata Diack, fils de Lamine Diack, à Dakar.

Le Sénégalais Papa Massata Diack, fils de Lamine Diack, à Dakar. © JANE HAHN/NYT-REDUX-REA

Alors que s’ouvre prochainement le procès pour corruption du Sénégalais Lamine Diack, l’ancien président de l’IAAF, son fils Papa Massata Diack est, lui, accusé de « corruption active » et de « blanchiment en bande organisée ».

« Je serais heureux de pouvoir discuter avec lui, mais encore faudrait-il qu’on me laisse rentrer à Dakar », dit d’emblée Lamine Diack au sujet de Papa Massata Diack. Pour le reste, l’ancien président de l’IAAF évite de se prononcer sur les graves accusations qui pèsent sur son fils – et, par ricochet, sur lui-même. « Je lui laisse le soin de s’expliquer. Il est grand, il a 54 ans. Ce sont ses affaires, pas les miennes. »

Conflit d’intérêts ?

Un peu quand même, puisque Papa Massata a commencé à travailler pour l’IAAF en tant que consultant en marketing en 2007, alors que son père présidait l’institution. N’y a-t-il pas là une forme de conflit d’intérêts ?

« Aucunement, rétorque Lamine Diack. D’un point de vue légal, rien ne lui interdisait de travailler pour l’IAAF. Je ne suis pour rien dans sa carrière. Il connaît son métier et s’est frayé un chemin tout seul grâce à sa société de marketing sportif. »

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