Diplomatie

Crise anglophone au Cameroun : pas de dialogue direct entre acteurs malgré la médiation suisse

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Ebenezer Akwanga, le leader du mouvement séparatiste Socadef.

Ebenezer Akwanga, le leader du mouvement séparatiste Socadef. © Twitter Ebenezer Akwanga

Aucun dialogue direct n’a été établi entre les responsables camerounais et les séparatistes anglophones réunis fin juin en Suisse, dont le gouvernement a officialisé son rôle de médiateur dans la crise anglophone au Cameroun.

Avec le soutien du gouvernement helvétique, qui a officialisé à cette occasion son rôle de médiateur dans la crise anglophone au Cameroun, le Centre pour le dialogue humanitaire (HD) a invité plusieurs leaders sécessionnistes à participer à une discrète réunion préparatoire, du 25 au 27 juin, à Saint-Luc, un petit village du canton du Valais. Au même moment, Paul Biya arrivait à Genève pour un séjour privé.

Aucun dialogue direct n’a toutefois été établi entre les responsables camerounais et les séparatistes.

Des personnalités qui ne font pas l’unanimité

Une douzaine de ces derniers, venus des États-Unis, du Canada, de Chine et d’Europe, ont pris part durant trois jours à d’intenses discussions, qui se sont parfois prolongées jusque tard dans la nuit.

Ebenezer Akwanga, le chef du Socadef, Elvis Kometa, celui du SCNC, et Marc Njoh Chebs, celui du RoAN, avaient fait le déplacement. Gorji Dinka, la figure historique du mouvement, était représenté par son fils.

Certains absents ont contesté la légitimité de ces personnalités. Les proches du cardinal Christian Tumi ont qualifié la réunion de « non-événement ». Ayaba Cho, le leader de la lutte armée, dit attendre de dialoguer directement avec le pouvoir.

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