Diplomatie

Sommet de l’UA : Niamey (presque) prêt

L’hôtel Radisson Blu, dans la capitale nigérienne. © DNT Group

Plusieurs établissements qui seront utilisés lors du sommet de l'Union africaine, qui se tient début juillet à Niamey, ne sont pas encore achevés. En prévision de l’événement, la sécurité a été renforcée.

À quelques jours du sommet de l’UA (4-8 juillet), Niamey est en effervescence. Le centre de conférences Mahatma-Gandhi ne sera pas achevé à temps, en raison de retards dans l’acheminement des matériaux. Les débats se dérouleront donc au Palais des congrès.

À quelques encablures, l’hôtel Radisson, construit par le turc Summa et inauguré le 11 juin par Mahamadou Issoufou, est quasiment terminé. Les chefs d’État logeront dans cet établissement, ou bien au Gaweye (qui abritera le centre d’accréditation), au Bravia ou dans les villas du Conseil de l’entente.

Présence des signataires de la Zlec ?

À l’heure où nous mettions sous presse, quatorze d’entre eux avaient confirmé leur venue et accompli les formalités d’usage, dont les demandes d’autorisation de port d’armes pour leur service de sécurité.

Les Nigériens, qui espèrent la présence d’une trentaine de dirigeants, comptent en particulier sur celle des 24 qui ont ratifié le traité sur la Zone de libre-échange continentale africaine, dont le coup d’envoi sera un temps fort du sommet. Sans surprise, certaines rencontres bilatérales et multilatérales porteront sur la situation au Soudan et au Sahel.

Sécurité renforcée

En prévision de l’événement, les mesures de sécurité, coordonnées par l’état-major de l’armée et le Conseil de sécurité (rattaché à la présidence), ont été renforcées à Niamey et dans ses environs. L’attaque perpétrée dans la nuit du 18 au 19 juin aux portes de la capitale et au cours de laquelle deux policiers ont été tués n’inquiète pas les autorités, l’enquête s’orientant vers la piste du simple banditisme. L’armée a néanmoins envoyé des renforts dans la zone des trois frontières (Mali, Burkina, Niger), autour de Bankilaré (région de Tillabéri), où Kalla Moutari, le ministre de la Défense, s’est rendu le 20 juin.

À cette date, Mahamadou Issoufou se trouvait à Paris, d’où il devait rentrer le 22, après neuf jours de « visite d’amitié et de travail ». Le chef de l’État, en visite privée, prenait un peu de repos avant le sommet.

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