Politique

Maroc : Abdelouahed Radi, figure de la gauche et doyen de la Chambre des représentants

Abdelouahed Radi, président de la Chambre des représentants de 1997 à 2007. © Thomas Koehler/Photothek/Getty Images

Élu député à dix reprises, Abdelouahed Radi (84 ans), personnalité incontournable de l'Union socialiste des forces populaires (USFP) et du militantisme marocain de gauche, siège toujours à la chambre basse du Parlement.

Il avait une vingtaine d’années lorsque le Maroc recouvra son indépendance. Dans la jeunesse estudiantine, le nom d’Abdelouahed Radi, 84 ans, est pourtant toujours connu, puisqu’il cofonda l’Union nationale des étudiants du Maroc (Unem). Premier secrétaire de l’Union socialiste des forces populaires (USFP) de 2008 à 2012, il est aujourd’hui le doyen de la Chambre des représentants, qu’il présida de 1997 à 2007. En 2016, il a entamé son dixième mandat de député de Sidi Slimane (Nord-Ouest).

S’il n’est plus au bureau politique de l’USFP, il siège au sein d’un comité de sages, moins formel, qui statue sur des questions d’éthique et rend des arbitrages. L’ancien ministre de la Justice est perçu comme un médiateur, capable, par exemple, de soutenir Driss Lachgar, l’actuel patron de l’USFP, pour maintenir l’unité du parti alors même qu’il ne l’apprécierait guère…

Comme son camarade Mohamed El Yazghi, né la même année que lui et qui le précéda à la tête de l’USFP, Radi a écrit un ouvrage autobiographique, Al Maghrib alladi aichthou (« Le Maroc que j’ai vécu »), en 2017. Il y revient longuement sur les rapports entre la gauche marocaine et Hassan II, ainsi que sur la personnalité d’Abderrahim Bouabid, figure du socialisme maghrébin.

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