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Basket : dix choses à savoir sur Masai Ujiri, le président du club champion de NBA

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Masai Ujiri, le président des Raptors de Toronto, club de basket-ball.

Masai Ujiri, le président des Raptors de Toronto, club de basket-ball. © Steve Russell/Toronto Star via Getty Images

Masai Ujiri préside les Raptors de Toronto, qui ont remporté le championnat nord-américain de basket-ball. Une première en NBA pour un Africain.

1. Nigérian

Masai Ujiri est né le 7 juillet 1970 à Bournemouth, en Angleterre, de parents nigérians. Un an plus tard, sa famille déménage à Zaria, dans l’État de Kaduna (nord du Nigeria). D’abord attiré par le football, il ne s’intéresse au basket qu’à partir de l’âge de 13 ans. Son modèle ? Hakeem Abdul Olajuwon, son compatriote, qui, en 1994, fut le premier étranger élu meilleur joueur de la NBA.

2. Rêve américain

Déterminé à mener une carrière professionnelle, il s’installe à Seattle, dans une famille nigériane, et pratique le basket au niveau scolaire. Il intègre le championnat universitaire dans le Dakota du Nord, puis dans le Montana.

3. Carrière européenne

C’est finalement en Europe (Angleterre, Belgique, Allemagne, Finlande et Danemark) qu’il jouera pendant six ans. Il met un terme à sa carrière en 2002, à seulement 32 ans.

4. Dénicheurs de talents

Après avoir renoncé à son rêve de jouer en NBA, il se lance dans la détection de talents. De retour au Nigeria, il dirige le programme Basketball Without Borders de la NBA et travaille en tant que recruteur bénévole pour le Magic d’Orlando.

5. Nuggets

Il obtient son premier contrat de recruteur chez les Nuggets de Denver. Il y reste quatre ans avant de s’installer à Toronto, au Canada, où il occupe les mêmes fonctions. En 2010, il revient dans le Colorado et devient le premier Africain à diriger un club de la NBA.

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Gods Plan. #WeTheNorth

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6. Transfert

En 2011, il fait sensation en échangeant Carmelo Anthony, l’une des vedettes du championnat, contre quatre rookies (« débutants »), réalisant malgré tout une bonne saison. L’année suivante, la NBA lui décerne le titre de meilleur président de club.

7. Pari risqué

Il a récidivé cette saison. En juillet 2018, contre l’avis des fans, il s’est séparé de l’une des stars des Raptors, DeMar DeRozan, et attaché les services de Kawhi Leonard. Un pari fou qui a payé : Leonard, auteur d’une fin de saison de haut niveau, a été sacré meilleur joueur de la finale.

8. Géant

Fondateur en 2003 du programme de formation Giants of Africa, destiné au Ghana, au Nigeria, au Kenya et au Rwanda, Ujiri continue de promouvoir les talents africains. Une politique qu’il applique à son propre club, où évoluent le Congolo-Espagnol Serge Ibaka et le Camerounais Pascal Siakam.

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9. « Pays de merde »

En janvier 2018, après que Donald Trump eut traité plusieurs États africains de « pays de merde », il avait dénoncé des propos « injustes ». « Quel espoir donnons-nous aux gens quand on qualifie l’endroit où ils vivent ou dont ils sont originaires de “pays de merde” ? », s’était-il indigné lors d’une interview.

10. Obama

Il est proche de Barack Obama : ce dernier a assisté au deuxième match de la finale de la NBA, l’a aidé à mettre sur pied l’un de ses centres de formation au Kenya et, en 2015, l’avait convié au dîner des correspondants, à la Maison-Blanche. L’ancien président serait à la manœuvre pour faciliter son transfert du club des Raptors vers celui des Wizards de Washington.

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