Politique

Gabon – Julien Nkoghe Bekale : « Les choses se passent normalement avec le président »

Le 18/juin, à Libreville. © François Zima pour JA

Nommé en janvier, le Premier ministre défend les réformes menées depuis la convalescence d’Ali Bongo Ondimba : réduction des dépenses, diversification de l’économie, lutte contre l’inflation…

Julien Nkoghe Bekale est aussi pragmatique que diplomate. Alors qu’il reçoit, le 18 juin, plusieurs des ministres remerciés quelques jours plus tôt lors du dernier remaniement, il s’efforce de détendre l’atmosphère et prend soin d’avoir un mot aimable pour chacun. L’important, ce magistrat de 57 ans en a bien conscience, c’est de préserver la cohésion de la famille politique.

Baron du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) à Ntoum, dans l’Estuaire, cet ex-ministre du Pétrole est, depuis le 12 janvier, le Premier ministre d’un pays dont le président se relève d’un AVC. Les temps sont compliqués, et Julien Nkoghe Bekale se sait épié. Il choisit soigneusement ses mots tandis qu’il explique l’action de son gouvernement.

Jeune Afrique : Quand vous avez été nommé, le président était en indisponibilité temporaire. Comment fonctionne l’exécutif avec un chef convalescent ?

Julien Nkoghe Bekale : L’état de santé du président de la République s’est nettement amélioré, et il a repris ses activités. Ses homologues africains qui sont venus lui rendre visite ces dernières semaines, ainsi que les très nombreux Gabonais qui ont été reçus au palais, peuvent en témoigner. Le fonctionnement de l’exécutif est donc tout à fait conforme à ce que les textes et la pratique indiquent. Le chef de l’État préside, et le Premier ministre que je suis applique ses orientations avec l’ensemble du gouvernement et de l’administration. En un mot, les choses se passent le plus normalement possible.

Mais comment procédez-vous lorsqu’un dossier nécessite un arbitrage présidentiel, d’autant que, pour l’instant, le chef de l’État travaille en se ménageant…

Je procède comme le Premier ministre doit procéder en pareil cas. Je demande à rencontrer le chef de l’État et je soumets à son appréciation le dossier en question. Les arbitrages sont aussi rendus lors des Conseils des ministres, puisque le président Ali Bongo Ondimba a repris ses activités.

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