Politique

Côte d’Ivoire : en semi-liberté, Laurent Gbagbo prépare son retour à Abidjan

Le président ivoirien, lors d'une audience à la CPI. © Peter Dejong/AP/SIPA

Depuis Bruxelles, l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo a repris les rênes du FPI et rêve du jour où il pourra enfin rentrer au pays. Sans rancœur, mais avec un vrai désir de revanche.

Laurent Gbagbo ne sort pas beaucoup, mais aujourd’hui, c’est différent : c’est son anniversaire. Pour la première fois depuis huit ans, la fête a lieu hors d’une prison, alors l’ancien président ivoirien a eu envie de petits plaisirs. Rien de clinquant. Non, ce 31 mai, il a simplement rassemblé de vieux copains. Ils ne sont pas si nombreux, ceux qui ne l’ont jamais lâché, qui ont continué à lui rendre visite lorsqu’il n’était plus rien. En matière d’amitié, les épreuves de la vie se chargent de faire le tri.

Autour de lui et de Nady Bamba, sa seconde épouse, il y a les Français Albert Bourgi et Guy Labertit, des amis de cinquante ans, l’Ivoirien Roland Sinsin, resté jusqu’au bout à ses côtés dans le sous-sol du palais présidentiel bombardé, le 11 avril 2011, Demba Traoré, l’un des vice-présidents du Front populaire ivoirien (FPI), Narcisse Kuyo Téa, son ancien chef de cabinet, ou l’avocate franco-ivoirienne Habiba Touré. Pour ses 74 ans, ils ont déjeuné ensemble dans une chic brasserie de la banlieue de Bruxelles, où ils ont leurs habitudes. Puis la petite bande est partie grimper la colline de Waterloo. Il fait beau et doux ce vendredi.

Je retrouve le Gbagbo que j’ai toujours connu

Il y a 226 marches à gravir et, peu à peu, le vaste champ de bataille apparaît. Il faut s’imaginer sur cette plaine en 1815, se représenter les milliers de soldats français faisant face aux troupes anglo-hollandaises et prussiennes. L’impitoyable affrontement et, à la fin, la déroute de Napoléon. L’ancien président ivoirien sait que tout en haut il trouvera un lion, qui se dresse là depuis près de deux siècles. L’animal de pierre a la gueule ouverte, la tête tournée vers la France : il rugit sa victoire. Laurent Gbagbo est un historien, il connaît cela par cœur. Et, ce 31 mai, le vieux lion, c’est un peu lui.

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