Culture

À Dakar, l’hôtel Pullman s’offre un virage culturel

Le chef sénégalais Pierre Thiam. © Sara Costa

Depuis deux ans, le Pullman Dakar Teranga, hôtel cinq-étoiles, multiplie les projets pour refléter le foisonnement culturel dakarois. Notamment en faisant appel à des artistes.

Depuis sa rénovation et sa réouverture en décembre 2017, le Pullman Dakar Teranga met les petits plats dans les grands. De l’aveu même de son directeur général depuis août 2016, Daniel Karbownik, « le Pullman doit redevenir une institution à Dakar et refléter le bouillonnement artistique de la capitale sénégalaise ».

Aussi, si le haut de gamme est toujours de mise, depuis plus d’un an, l’hôtel cinq-étoiles accueille de nombreuses manifestations culturelles en son sein et voit son lobby décoré par les créations de designers ou photographes locaux, comme la créatrice textile Aïssa Dione ou le photographe Omar Victor Diop.

Ces derniers sont d’ailleurs ambassadeurs du Pullman au même titre que la styliste Adama Paris ou le chanteur Faada Freddy. Défilés de mode, concerts, expositions… De quoi assurer le développement d’une clientèle « de loisirs », alors que 90 % des clients viennent pour leurs affaires.


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Manioc sauce tamarin

Ce virage culturel tous azimuts passe aussi par la carte du restaurant. Depuis janvier 2019, c’est le chef sénégalais Pierre Thiam, natif de Dakar et initialement établi à New York, qui a été choisi pour redonner un goût de créativité locale à la cuisine du Pullman.

Je propose aussi des plats traditionnels, comme le classique tiéboudienne et d’autres que j’imagine, comme les croquettes de fonio et de manioc à la sauce de tamarin

« Je forme l’équipe en cuisine autour de mon menu et je me rends périodiquement à Dakar pour superviser le tout », indique le propriétaire du restaurant new-yorkais Teranga. Ses plats s’inspirent du fonio, céréale que le chef de 54 ans défend et affectionne tout particulièrement, du mil et autres produits locaux. « Je propose aussi des plats traditionnels, comme le classique tiéboudienne et d’autres que j’imagine, comme les croquettes de fonio et de manioc à la sauce de tamarin. »

Le chef Pierre Thiam a été choisi pour redonner un goût de créativité locale à la cuisine du Pullman. © Sara Costa

Dakar, ville créative

S’il a accepté de rejoindre l’équipe du Pullman c’est parce qu’il adhère à l’esprit de l’hôtel mais aussi à la vision de Daniel Karbownik. « Il a compris qu’offrir une expérience aux saveurs locales et créatives était la voie à suivre. Dakar est une ville très riche d’un point de vue créatif. Selon moi, situé au centre de Dakar Plateau, le Pullman Teranga fait partie des plateformes où tous les talents peuvent s’exprimer », s’enthousiasme Pierre Thiam en citant le design du hall et la terrasse qui offre « l’une des plus belles vues sur la capitale sénégalaise ».

Prochainement, Thiam, qui est aussi le chef exécutif du restaurant Nok du concept-store de luxe Alara, à Lagos, prendra la tête d’un établissement éphémère installé au Cotton House Hotel de Barcelone, en Espagne. Autant dire qu’il vit entre deux avions… Quant au Pullman Teranga, il prépare d’ores et déjà un certain nombre d’activités dans le cadre de la Journée mondiale du bien-être, le 9 juin, ainsi que la deuxième édition de la manifestation artistique The PlayWall, le 14 juin. Cette exposition, proposée sous forme de live painting en musique, mettra à l’honneur le plasticien sénégalais Barkinado Bocoum et le peintre franco-congolais Kouka Ntadi.

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