Politique

Afrique du Sud : Frederik Willem De Klerk opposé à l’amendement de la Constitution

Frederik Willem De Klerk, dernier président du régime d’apartheid en Afrique du Sud, est notamment opposé à l’amendement de la Constitution annoncé par l’ANC, qui vise à accélérer la réforme agraire.

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Mis à jour le 30 mai 2019 à 14:48

Frederik Willem De Klerk, dernier président du régime d’apartheid en Afrique du Sud. © RODGER BOSCH/AFP

Après avoir été hospitalisé brièvement au Cap pour des problèmes de santé à la fin du mois d’octobre 2018, Frederik Willem De Klerk, dernier président du régime d’apartheid, de 1989 à 1994, a multiplié les propos élogieux à l’endroit du chef de l’État et patron du Congrès national africain (ANC), Cyril Ramaphosa.

Le Prix Nobel de la paix – récompensé conjointement avec Nelson Mandela en 1993 – s’exprimait au micro de la chaîne sud-africaine eNCA le 8 mai, après avoir voté aux élections générales. Il a déclaré que « tout n’est pas noir en Afrique du Sud. Il y a de la lumière au bout du tunnel. Si l’ANC gagne et que le président Ramaphosa tient ses promesses, les choses vont s’améliorer ».

Réforme agraire

Retiré de la vie politique depuis 1997, il demeure, à 83 ans, actif à travers sa FW Foundation, chargée depuis vingt ans de préserver son héritage politique. L’ancien président s’oppose notamment à l’amendement de la Constitution annoncé par l’ANC et censé autoriser l’expropriation sans compensation dans le cadre de la réforme agraire.