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Cet article est issu du dossier «Business : le Nigeria, un eldorado à conquérir coûte que coûte»

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Agroalimentaire

Sans la Cedeao, point de salut pour le sénégalais Patisen au Nigeria

L’usine du groupe agroalimentaire sénégalais à Dakar. © Sylvain Cherkaoui pour JA

En important du Sénégal les produits qu’elle vend au Nigeria, Patisen se dispense de payer les 20 % de taxes douanières habituelles, ces deux pays appartenant à la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), qui favorise le libre-échange régional.

Cette exemption fait toute la différence : « Sans elle, nous ne serions pas compétitifs », assure Abidemi Muraina, chargé des activités de Patisen au Nigeria. Mais l’administration Buhari refuse pour l’instant de rejoindre la zone de libre-échange continentale (Zlec). Elle souhaite favoriser l’industrie nationale à travers des mesures protectionnistes, ce qui inquiète ce cadre de l’agroalimentaire.


>>> À LIRE – Agroalimentaire : comment Patisen se mijote un destin continental


Si cette exemption venait à être révoquée, comme il s’y attend, Patisen se verrait obligé d’établir des usines au Nigeria. Une lourde tâche qui aurait pour effet de réduire les marges et d’augmenter l’exposition aux risques du pays. « Nous espérons bénéficier de l’exemption encore longtemps, afin de nous préparer à ce scénario », conclut Abidemi Muraina.

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