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Cet article est issu du dossier «Golfe : demain, la guerre ?»

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Diplomatie

Tensions dans le Golfe : qui sont les faucons et les colombes

Le prince héritier saoudien Mohamed Ben Salman, en février 2019 à Islamabad.

Le prince héritier saoudien Mohamed Ben Salman, en février 2019 à Islamabad. © HANDOUT / PMO / AFP

Alors que les tensions montent dans le Golfe, Jeune Afrique vous présente les acteurs qui tentent d’apaiser la situation et ceux qui soufflent sur les braises.

Les faucons

• Mohamed Ben Salman

Le prince héritier, Mohamed Ben Salman, lors d'une réunion du Conseil de coopération du Golfe (CCG), le 27 avril 2017 à Riyad.

Le prince héritier, Mohamed Ben Salman, lors d'une réunion du Conseil de coopération du Golfe (CCG), le 27 avril 2017 à Riyad. © Uncredited/AP/SIPA

Depuis son avènement, le prince héritier saoudien a sensiblement musclé le discours anti-iranien du royaume, hanté qu’il est par la perspective d’une République islamique dotée de l’arme nucléaire. « L’Iran ne doit pas rester impuni », lisait-on en couverture du journal anglophone Arab News, propriété d’un frère du prince héritier. Ce dernier a appelé, dans la foulée de l’attaque contre des intérêts saoudiens, à une rencontre des pays arabes à La Mecque, le 30 mai.

John Bolton

John Bolton, conseiller à la sécurité nationale du président américain Donald Trump, fin avril 2019 à Washington.

John Bolton, conseiller à la sécurité nationale du président américain Donald Trump, fin avril 2019 à Washington. © Evan Vucci/AP/SIPA

Depuis sa nomination, en 2018, le conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump pousse à l’affrontement avec l’Iran. Partisan de l’action unilatérale afin de provoquer un changement de régime à Téhéran, et pas simplement de frappes ciblées, il avait, à l’époque de la guerre en Irak, menti en prétendant que Saddam Hussein cherchait à se fournir en uranium en Afrique.

• Qassem Soleimani

Qasem Soleimani

Qasem Soleimani © Ali Khamenei/CC BY 4.0

Le commandant de la force Al-Qods, l’unité d’élite des Gardiens de la révolution islamique, qu’il a rejointe en 1979, a convoqué au début de mai les milices irakiennes alliées de l’Iran. Il faut « se préparer à la guerre par procuration », a-t-il alerté. En novembre dernier, ce général de 62 ans répondait au tweet de Donald Trump annonçant l’arrivée de sanctions (« sanctions are coming ») : « Tu peux commencer une guerre, mais nous serons ceux qui la finiront. »

Les colombes

• Tamim Al Thani

L'émir du Qatar Tamim Al Thani, en mai 2019 à Doha.

L'émir du Qatar Tamim Al Thani, en mai 2019 à Doha. © yangyuanyong/XINHUA/REA

Son émirat est sans doute l’un des acteurs régionaux qui a le plus à perdre dans un conflit ouvert. Le Qatar est à la fois dépendant des États-Unis pour sa sécurité et de l’Iran – qui lui a ouvert son espace aérien après l’embargo et avec qui il partage le champ gazéifère de South Pars – pour son économie. En coulisses, l’émir aurait déjà proposé sa médiation. Sans être entendu pour le moment.

• Javad Zarif

Le ministre iranien des Affaires étrangères à Beyrouth, au Liban, en février 2019.

Le ministre iranien des Affaires étrangères à Beyrouth, au Liban, en février 2019. © Bilal Jawich/XINHUA/REA

Le très avenant ministre iranien des Affaires étrangères a tenté de désamorcer la crise à l’issue d’un voyage en Chine : « Je suis certain […] qu’il n’y aura pas de guerre puisque nous ne souhaitons pas de conflit et puisque personne ne se fait d’illusion quant à la capacité [américaine] d’affronter l’Iran dans la région. » Manière de minimiser la portée des derniers événements. Sans donner l’air de baisser les yeux.

• Patrick Shanahan

Le secrétaire américain à la Défense Patrick Shanahan, en mars 2019 en Floride.

Le secrétaire américain à la Défense Patrick Shanahan, en mars 2019 en Floride. © Lisa Ferdinando/ZUMA/REA

Le secrétaire américain à la Défense n’est pas une tête brûlée et dispose d’un bon crédit auprès de Donald Trump. Le 22 mai, face à des membres du Congrès inquiets des risques de guerre, il a tenu à rassurer : « Il s’agit de faire de la dissuasion, pas la guerre. » La pression de Washington aurait ainsi permis d’« écarter le risque d’attaques contre les Américains ».

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