Transport aérien

Face-à-face : mariage de raison pour la gestion de l’aéroport de Conakry

Fernando Echegaray (Aéroports de Paris International) et Aboubacar Sylla (ministre guinéen des Transports)

Fernando Echegaray (Aéroports de Paris International) et Aboubacar Sylla (ministre guinéen des Transports) © © Jeune Afrique

Les autorités guinéennes sont parvenues à un accord avec Aéroports de Paris (ADP), gui gérait depuis 1992 l’aéroport de Conakry, autour de la mise en place d’une concession à long terme.

Les discussions duraient depuis le début de l’année à Conakry. Mais les soupçons de détournement pesant sur l’ancien directeur général de l’aéroport, démis en janvier, avaient altéré les relations entre les partenaires.

Si rien n’a encore été officialisé, un accord semble en bonne voie depuis ces derniers jours entre Aéroports de Paris (ADP), dont les opérations internationales sont dirigées par Fernando Echegaray, et les autorités guinéennes, représentées par Aboubacar Sylla, ministre des Transports.


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Gestionnaire depuis 1992 de la Société de gestion et d’exploitation de l’aéroport de Conakry (Sogeac), dont il est actionnaire à 29 % (aux côtés de l’Agence française de développement, AFD), ADP avait proposé de reprendre complètement en main l’infrastructure, qui fut son premier contrat de management à l’étranger. Sa concession court jusqu’en novembre 2019.

Alors que le contrat est renouvelé tous les ans, empêchant tout véritable plan d’investissement, ADP avait d’abord soumis un schéma de concession à long terme dans lequel il prenait en charge à 100 % l’infrastructure, associé au fonds Meridiam, pour moderniser et agrandir des installations (aérogare, pistes…) avec l’objectif de franchir la barre du million de passagers (527 000 passagers en 2018, soit + 7,9 %). Un modèle semblable à celui que le groupe français a mis en place dans ses deux aéroports de Madagascar (Antananarivo et Nosy Be) en 2017, mais qui laissait de côté l’État guinéen, actuellement actionnaire à 51 % de la Sogeac. Une configuration à laquelle Conakry était opposé.

L’État a finalement convaincu ADP de le conserver au capital et de s’associer au fonds Africa50 – fondé par la BAD – , dont il est actionnaire. Le président Alpha Condé a rencontré son directeur général Alain Ebobissé début avril pour évoquer le projet. Une façon pour Conakry, qui aurait voulu conserver la main mais n’en avait pas les moyens, de préserver les apparences tout en acceptant le principe d’une privatisation.

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