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Cet article est issu du dossier «Guinée : l'année de tous les paris»

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Finance

Guinée : vers le lancement de la BNIG, la première banque nationale d’investissement

Le rond-point de Bambeto, à Conakry, le 9 février 2014.

Le rond-point de Bambeto, à Conakry, le 9 février 2014. © Youri Lenquette pour Jeune Afrique

En partenariat avec le camerounais Afriland First Group, l’État guinéen crée sa première banque nationale d’investissement, la BNIG, qui sera pleinement opérationnelle en octobre.

Fin 2018 est née la Banque nationale d’investissement de Guinée (BNIG), première du genre dans l’histoire du pays. Une initiative portée par le président guinéen, Alpha Condé, et son ami l’homme d’affaires camerounais Paul Fokam, président fondateur d’Afriland First Bank (AFB).

Établissement intermédiaire entre les banques classiques, dont les taux d’intérêt sont élevés, et les institutions de microfinance, aux offres limitées, la BNIG a pour mission de permettre aux entrepreneurs guinéens d’obtenir des prêts à des taux préférentiels (ne dépassant pas 10 %), avec pour priorité les projets liés au secteur agroalimentaire et ceux promouvant l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes.

Accompagnement

« La BNIG est née de la volonté du gouvernement d’accompagner l’essor économique du pays, et en particulier les entreprises guinéennes qui veulent se consacrer à des secteurs jusqu’à présent délaissés, comme l’agriculture, l’élevage, la pêche et la pisciculture, explique Alpha Mohamed Kallo, qui est directeur général du nouvel établissement après avoir été secrétaire général du ministère guinéen du Budget. Nous ne nous limitons pas à financer les entreprises : nous partageons les risques en participant à leur capital – non pas pour en prendre le contrôle ou y rester, mais pour les accompagner. Dans l’hypothèse où nous ne pouvons pas participer au capital, nous pouvons signer une convention d’assistance technique. Nous pouvons également intervenir en cofinancement, avec d’autres institutions, banques ou partenaires. »

Un futur siège à Kaloum

Le capital social réglementaire de la BNIG, soit 100 milliards de francs guinéens (9,6 millions d’euros), a été libéré, et la première réunion du conseil d’administration s’est tenue en décembre 2018.

L’État est actionnaire de la banque à 60 % (il rétrocédera ses parts au fur et à mesure de l’entrée de nouveaux partenaires guinéens et étrangers dans l’actionnariat), aux côtés de la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG, 30 %) et d’AFB Guinée (10 %), qui en assure le management technique. Le groupe de Paul Fokam était déjà présent en Guinée à travers les Mutuelles financières des femmes africaines (Muffa), gérées par sa filiale, AFB Guinée, que dirige Guy Laurent Fondjo.

L’établissement installera son siège dans un bâtiment en cours de rénovation sur le boulevard du Commerce (contigu à l’ambassade de France), à Kaloum, centre des affaires de Conakry, et la BNIG devrait être pleinement opérationnelle d’ici au mois d’octobre. « Nous sommes encore une banque naissante, sans guichet, avec un effectif très restreint », précise Alpha Mohamed Kallo, ajoutant que, parmi la dizaine de collaborateurs déjà recrutés, certains suivent actuellement une formation au Cameroun.

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