Politique

Tunisie : Moncef Marzouki candidat à la présidentielle de 2019 ?

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Mis à jour le 16 mai 2019 à 15:35

Moncef Marzouki, dans les locaux de son mouvement, Harak Tounes Al-Irada, le 12 décembre 2017, à Tunis. © Ons Abid pour JA

L’ex-président tunisien Moncef Marzouki, pressenti candidat à la présidentielle de novembre prochain, surfe sur son image d’incorruptible.

Après un recueil de poésie, il vient de terminer Pouvoir, un livre dans lequel il analyse son expérience de premier chef de l’État tunisien de l’après-révolution. Candidat malheureux à sa succession en 2014, Marzouki multiplie les conférences à l’étranger et préside le Conseil arabe, qui regroupe les « forces révolutionnaires » du Maghreb et du Moyen-Orient.

Installé à Sousse, ce médecin de formation a aussi fondé Harak Tounes el-Irada (« mouvement Tunisie volonté »), issu du Congrès pour la République, son ancien parti. Mais les démissions de ses cadres s’étant succédé, il vient d’entamer une nouvelle mue, et s’appelle désormais Hizb el-Harak (« le parti du mouvement »).

Pressenti candidat à la présidentielle

Pressenti comme candidat à la présidentielle de novembre, Marzouki surfe sur son image d’incorruptible. Il se dit prêt à travailler avec tous les « démocrates », à l’exception des anciens bénalistes et de Nidaa Tounes.

Ses détracteurs lui reprochent toujours sa proximité avec ses ex-alliés d’Ennahdha au sein de la Troïka. « Je suis laïc si islamisation veut dire forcer les non-croyants, et islamiste si laïcité signifie combattre la religion », rétorque-t-il.