Art de vivre

Maroc : huile d’argan et figues de barbarie sont en vogue

Des produits de la marque Jerraflor. © Jerraflore

Au Maroc, les marques de cosmétiques sont de plus en plus nombreuses à privilégier le bio et à avoir recours aux ingrédients traditionnels et naturels.

«Valoriser et promouvoir les produits du terroir marocain. » C’est ce qui a motivé le pharmacien cosmétologue Khalid Bittar, à la tête, depuis près de vingt ans, du laboratoire dermocosmétique Ircos, dans sa décision de fonder Botanika Marrakech en 2016. Au sein de ses boutiques de Marrakech et de Casablanca, il propose une ligne de cosmétiques pour le visage et le corps à base d’huile d’argan, connue pour ses vertus cicatrisantes et anti-âge.

« Nous utilisons l’huile d’argan, riche en vitamine E et en polyphénols, mais aussi de l’extrait de feuille d’arganier pour sa forte teneur en oligoéléments. Nous avons 33 références certifiées Cosmos, une norme de l’organisme de contrôle Ecocert », explique-t-il. Sa clientèle comprend les Marocains mais aussi les touristes. Il fournit certains palaces de Marrakech, comme le Fairmont, le Hilton ou l’Al Maaden. Sans oublier des exportations vers le Canada, les États-Unis, l’Allemagne, la Croatie ou la Russie – et bientôt les pays du Golfe ainsi que l’Australie – , pour des produits allant de quatre à une trentaine d’euros.

Faire l’impasse sur les produits chimiques

À l’instar de Botanika Marrakech, plusieurs marques marocaines proposent des gammes de soins qui font l’impasse sur les produits chimiques. C’est le cas de Jerraflore, spécialisée dans le bien-être et l’épicerie fine, fondée, en 2001, par la pharmacienne de formation Khadija Kabbaj.

Son inspiration : les tisanes traditionnelles concoctées par sa grand-mère. Aussi, au côté des cosmétiques à base d’huile d’argan ou de figue de barbarie, l’enseigne, installée à Casablanca et distribuée tant au Maroc qu’à Paris, propose de la fleur de sel de l’Atlas, des tisanes de carvi ou d’origan. Des articles à moins de dix euros quand les soins avoisinent les trente euros.

Des produits de la marque Jerraflore © © Jerraflore

Bois de oud

On peut également citer la folle aventure de Mouad Mohsine, ingénieur en agroalimentaire, et Mohcyne Bousfiha, architecte d’intérieur et designer, qui, à la fin de 2015, lancent The Moroccans, des cosmétiques équitables au packaging plutôt branché. C’est après avoir acquis une oliveraie abritant des plantes aromatiques et médicinales, à proximité de Marrakech, que le duo décide de se lancer dans le monde de la beauté en travaillant avec les coopératives de femmes et de petits producteurs alentour.

Leurs ingrédients de prédilection sont l’huile d’argan, le bois de oud, le rhassoul, la figue de barbarie ou le savon noir. Dans leur boutique de 130 m², située dans la rue Yves-Saint-Laurent, à Marrakech, ils vendent aussi les créations de designers marocains. Depuis près de trois ans, ceux qui ont à cœur de faire voyager le terroir marocain sont distribués à Dubaï, à New York ou à Ibiza. Leurs prix oscillent entre treize euros et plus de quatre-vingts euros. Pour le cosmétologue Khalid Bittar, s’attacher au naturel est une façon d’opérer un retour aux sources. Et ce, dans un pays qui compte plus de 4 000 espèces de plantes médicinales !

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