Politique

Saccage de l’ambassade du Cameroun à Paris : où en est l’enquête ?

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Après le saccage du 26 janvier, à l’ambassade du Cameroun à Paris.

Après le saccage du 26 janvier, à l'ambassade du Cameroun à Paris. © DR

Si Maurice Kamto est soupçonné d’être l’instigateur du saccage de l’ambassade du Cameroun à Paris, aucune plainte n’a été déposée en France contre lui, selon l’un de ses avocats.

Le 24 avril, une discrète réunion s’est tenue entre la police judiciaire française et le chargé d’affaires de l’ambassade du Cameroun à Paris, Antoine Ahmadou. À l’ordre du jour, les suites du saccage de l’ambassade du Cameroun à Paris, le 26 janvier, par des opposants au président Paul Biya.

Maurice Kamto arrêté

Soupçonné d’en être l’instigateur, alors qu’il se trouvait lui-même à Douala, Maurice Kamto y a été arrêté le 28 janvier, puis emprisonné avec plusieurs dizaines de ses soutiens. Mais au 8 avril, selon l’un de ses avocats, Éric Dupont-Moretti, aucune plainte n’avait été déposée en France contre lui – le procureur de Paris le lui a confirmé.

Côté français, c’est le nouvel ambassadeur au Cameroun, Christophe Guilhou, actuellement en poste à Djibouti et attendu prochainement à Yaoundé, qui va hériter de l’affaire. Celle-ci est d’autant plus épineuse que l’ambassade avait demandé une protection particulière quatre jours avant l’effraction et que, le jour dit, les forces de l’ordre françaises, occupées par les « gilets jaunes », sont intervenues avec plusieurs heures de retard.

Jeune Afrique Digital

L'abonnement 100% numérique

consultable sur smartphone, PC et tablette

JA3101_600 devices

Profitez de tous nos contenus
exclusifs en illimité !

Inclus, le dernier numéro spécial de Jeune Afrique

Abonnez-vous à partir de 1€
Fermer