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Mode : la marque Peulh Vagabond, du Faso dan fani pour divas et grandes dames

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Mis à jour le 09 mai 2019 à 18h13
La marque Peulh Vagabond.

La marque Peulh Vagabond. © Peulh Vagabond

La marque Peulh Vagabond propose de nouvelles pièces qui viennent confirmer la patte de la créatrice Dyenaa Diaw : un Faso dan fani recherché et des coupes géométriques.

Il aura fallu un an à Dyenaa Diaw pour confectionner la quinzaine de tenues qui composent sa deuxième collection mixte haute couture. « Je l’ai intitulée Grande Dame parce qu’il s’agit du nom du Faso dan fani que j’ai utilisé. Je l’ai découvert quand je suis retournée voir la coopérative de femmes avec qui je travaille, au Burkina Faso. Elles m’ont dit qu’il était très tendance. J’ai eu un vrai coup de cœur. »

Déterminée, la styliste française d’origine sénégalaise dessine une nouvelle collection qu’elle imagine « pour les grandes dames et les grands hommes qui les accompagnent ». Elle puise alors son inspiration chez les divas Miriam Makeba, Nina Simone, Coumba Gawlo Seck ou Boury Awloube Sam. « Pour moi, cette collection ne pouvait pas être portée par n’importe qui. »


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La créatrice de 40 ans ne croit pas si bien dire tant se dégagent de ses tailleurs, combinaisons ou robes, un dynamisme, une élégance et un chic des plus fins. Sans oublier une profonde singularité exprimée par les coupes géométriques, élément majeur de la signature Peulh Vagabond, fondée en 2014.

Des formes géométriques

« Si pour les couleurs – ici, des teintes acidulées, comme le vert pomme, mêlées à du blanc ou à du bleu pétant –, je fonctionne sans trop y réfléchir, je travaille méticuleusement sur les formes géométriques. » Une caractéristique qui date de sa précédente collection, Haute Volta, ou les tops sont parés de volants en forme de losange.

« Le top Kaya est désormais devenu un basic que l’on retrouvera toujours en boutique. » Ce haut est d’ailleurs agrémenté d’un bijou en métal. « Je le vois comme une sorte de porte-bonheur qui permet aussi d’identifier la marque. »

Sur les robes et pantalons de la collection Grande Dame, qui portent chacun le nom d’une ville du Burkina, les ourlets sont déstructurés. Les manches du tailleur Boulsa sont agrémentées d’une sorte d’aileron, tout comme la combinaison Solenzo mais au niveau de la taille.

Portée par Beyoncé

Budget pour cette collection : plus de 10 000 euros. Les prix vont de 69 euros à 280 euros. « Ma clientèle est cosmopolite et transgénérationnelle mais 60 % de mes commandes proviennent des États-Unis. » En décembre 2018, la diplômée du lycée des métiers de la mode et du spectacle Paul-Poiret a vu la pop star Beyoncé poster sur Instagram des photos d’elle portant deux de ses créations.

« C’était incroyable. Au-delà des tenues qu’elle a portées – une robe en polyester de la collection Tanzania et l’ensemble Mizandi de Haute Volta, elle a eu un coup de cœur pour toutes celles que nous avons envoyées à son équipe de stylistes. » Au Burkina, l’information a largement été partagée, la créatrice dit avoir ressenti une certaine fierté face à celle des Burkinabè. « Cela m’a donné énormément d’énergie. »

Pour la suite, Dyenaa Diaw entend développer l’offre sur mesure, proposer des accessoires et se pencher sur la gamme homme. « La gent masculine a encore trop peu de choix, et c’est un plaisir de recevoir des hommes en boutique !

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