Diplomatie

Le procès du putsch manqué au Burkina, une épée de Damoclès au-dessus de Guillaume Soro

Réservé aux abonnés | | Par - à Abidjan
Mis à jour le 24 avril 2019 à 11h44
Guillaume Soro, à Abidjan le 21 novembre 2018.

Guillaume Soro, à Abidjan le 21 novembre 2018. © Issam Zelji/TRUTHBIRD MEDIAS pour JA

C’est plus qu’une épine dans le pied, c’est une véritable épée de Damoclès. L’affaire du coup d’État manqué au Burkina Faso rattrapera-t-elle Guillaume Soro ?

Son nom n’en finit plus d’être cité sur les bancs du tribunal militaire de Ouagadougou, où le procès des putschistes présumés a débuté il y a plus d’un an. Au cœur des débats, les échanges téléphoniques qu’il aurait eus avec Djibrill Bassolé, l’ex-ministre burkinabè des Affaires étrangères, considéré comme un des acteurs majeurs de la tentative de putsch.


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Soro et Bassolé ont toujours contesté l’authenticité des écoutes qui les mettent en cause. Le premier nie être impliqué et n’a jusque-là pas été inquiété par la justice burkinabè, l’affaire ayant été réglée de manière diplomatique entre Alassane Ouattara et son homologue burkinabè Roch Marc Christian Kaboré.

Nouvelle donne ?

La donne va-t-elle changer maintenant que la rupture entre Ouattara et Soro est actée ? Les proches de l’ancien président de l’Assemblée nationale sont persuadés que ce n’est pas une coïncidence si un nouvel enregistrement l’incriminant a été rendu public fin mars. Une chose est sûre : Kaboré et ses proches sont convaincus de la véracité des écoutes, et donc de l’implication de Soro.


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Un mandat d’arrêt pourrait-il être émis contre lui ? « Ce n’est pas à exclure », assure une source proche du dossier. « Dans cette histoire, tout le monde se tient, nuance un ancien responsable de la transition burkinabè. Soro n’est pas le seul responsable ivoirien mouillé. Qui peut croire que Vagondo Diomandé, le chef d’état-major particulier de Ouattara, ait pu agir sans l’aval de son chef s’il est avéré qu’il a remis de l’argent et du matériel de maintien de l’ordre aux putschistes ? »

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