Politique

Meurtres des experts de l’ONU et affaire Chebeya : Félix Tshisekedi promet de « défendre l’État de droit »

Réservé aux abonnés | | Par Jeune Afrique
Mis à jour le 24 avril 2019 à 12h52
Félix Tshisekedi brandit la Constitution lors de son investiture, le 24 janvier 2019.

Félix Tshisekedi brandit la Constitution lors de son investiture, le 24 janvier 2019. © REUTERS/Olivia Acland

Le président congolaisi a reçu à Washington des proches de l’un des deux experts de l’ONU assassinés en mars 2017, ainsi que la veuve de Floribert Chebeya, assassiné en 2010. Il leur a promis « d’intervenir au cas où il y aurait blocage » dans le déroulement des procédures.

Félix Tshisekedi a eu, le 6 avril à Washington, deux discrets entretiens relatifs à la lutte contre l’impunité. Le président congolais a d’abord reçu John et Michele Sharp, les parents de Michael Sharp, l’expert américain de l’ONU pour la RD Congo assassiné au Kasaï en mars 2017 avec sa collègue Zaida Catalán. Plus tard dans la journée, il a reçu Annie Chebeya, la veuve du défenseur des droits de l’homme Floribert Chebeya, assassiné en juin 2010 à Kinshasa.

« Défendre l’État de droit »

Elle était accompagnée d’Ida Sawyer, de Human Rights Watch, et de Paul Nsapu, de la Fédération internationale des droits de l’homme. Ce dernier était aussi porteur d’un message de la veuve d’Armand Tungulu, mort en détention à Kinshasa en octobre 2010.


>>> À LIRE – [Tribune] Floribert Chebeya et Fidèle Bazana : les assassins courent toujours !


Le président a promis d’intervenir au cas où il y aurait blocage

Ces ONG suspectent plusieurs membres de l’entourage de l’ancien président Joseph Kabila d’avoir des responsabilités dans ces différentes disparitions. Bien que contraint de composer avec son prédécesseur, qui domine toujours le Parlement, Félix Tshisekedi s’est engagé à ce que les enquêtes et les procès ayant trait à ces faits soient menés en toute impartialité.

« Le président a promis d’intervenir au cas où il y aurait blocage, a confié Annie Chebeya à JA. Il m’a dit que justice serait faite et qu’il était là pour défendre l’État de droit. »

 

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