Diplomatie

La deuxième vie de Nicolas Sarkozy en Afrique

L’ancien chef de l’État français Nicolas Sarkozy et Alassane Ouattara, à Abidjan, en juin 2017.

L’ancien chef de l’État français Nicolas Sarkozy et Alassane Ouattara, à Abidjan, en juin 2017. © DR

Proche de certains chefs d’État africains, comme Alassane Ouattara, et représentant les intérêts du Qatar au sein du groupe hôtelier Accor, l’ancien président français Nicolas Sarkozy continue de prendre pied en Afrique.

Loin des affaires judiciaires dans lesquelles il est empêtré en France, Nicolas Sarkozy prend pied en Afrique. Parallèlement à son activité d’avocat, l’ancien président français s’impose comme l’un des hommes du Qatar sur le continent, travaillant en solo et jouant de ses relations personnelles avec les chefs d’État africains.

Il est ainsi très proche d’Alassane Ouattara, qui n’hésite pas à faire part à ses homologues de ses qualités. Le président ivoirien lui a confié une partie de ses dossiers qataris, écartant ainsi son ex-conseiller spécial Mamadi Diané, désormais ambassadeur itinérant, et le Mauritanien Moustapha Chafi, qui avait été le premier à introduire les Qataris à Abidjan. Lorsqu’il se déplace dans cette ville, le Français est souvent accompagné de Cyrille Bolloré, PDG du groupe Bolloré.

Conseils de Lionel Zinsou

Nicolas Sarkozy travaille avec le Qatar, dont il représente les intérêts au sein d’Accor. En 2017, il avait intégré le conseil d’administration du groupe hôtelier français pour le compte de Katara Hospitality, l’un de ses principaux actionnaires.

Également président de son comité « stratégie internationale », Sarkozy gérera à ce titre un investissement de 1 milliard de dollars pour la construction, en Afrique subsaharienne, de 40 établissements dotés de 9 000 chambres. Il a recours aux services de Lionel Zinsou, l’ex-Premier ministre béninois, aujourd’hui associé de la banque Southbridge, pour le conseiller et l’aider à administrer ce fonds aux côtés de Donald Kaberuka.


>>> À LIRE – Guinée : Nicolas Sarkozy, « facilitateur » de la sortie de Beny Steinmetz de Simandou


En Guinée, Sarkozy a déjà négocié le retour d’Accor. Son prochain défi : désamorcer la crise qui oppose ce groupe à l’État togolais.

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