Politique

Cameroun : féministe, proche de Ségolène Royal, commerciale… 10 choses à savoir sur Célestine Ketcha-Courtès

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Mis à jour le 12 novembre 2019 à 16h27
Célestine Ketcha-Courtès, ministre de l’Habitat et du Développement urbain.

Célestine Ketcha-Courtès, ministre de l’Habitat et du Développement urbain. © Victor ZEBAZE pour JA

Célestine Ketcha-Courtès, la très médiatique édile de Bangangté (ouest du Cameroun), a cédé son fauteuil de maire pour se consacrer pleinement à sa tâche de ministre de l’Habitat et du Développement urbain. Et ça se voit !

1. De mère en fille politique

Née en 1964, à Maroua (Extrême-Nord), Célestine Ketcha-Courtès a vécu dans différentes villes du Cameroun au gré des mutations de son père, qui était policier. Sa mère, Pauline Wamen Ketcha, qui militait au sein du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, au pouvoir), lui a donné le goût de la politique.

2. Féministe

Elle est en terminale au lycée de Nkongsamba quand elle est élue, en 1986, vice-présidente d’une branche locale de l’Organisation des femmes du RDPC.

3. Commerciale

Baccalauréat littéraire en poche, elle entame en France des études de gestion et de marketing, mais les abandonne peu après pour rentrer au pays. Par la suite, elle obtiendra un BTS Techniques commerciales, puis entrera à l’Essec, à Douala, dont elle sortira avec un diplôme d’études approfondies de commerce.

4. Du béton au poisson

Elle devient cadre commerciale à la Cimenterie du Cameroun (Cimencam), filiale du groupe français Lafarge. En avril 2005, elle lance, en partenariat avec des actionnaires sud-africains, la Queen Fish Company, spécialisée dans l’exportation et la distribution de poisson. Elle possède aussi une exploitation agricole de plusieurs hectares à Sanki, un village situé à 15 km de Bangangté.


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5. Tremplin

À la suite de démêlés judiciaires avec ses actionnaires, elle finit par se consacrer à la politique. Elle est élue maire de Bangangté, en 2007. Elle y fait la démonstration de l’étendue de ses réseaux et d’un certain talent en matière de développement urbain, Bangangté étant souvent citée comme la ville moyenne la plus propre du pays.

6. Hidalgo et Royal

Présidente depuis 2015 du Réseau des femmes leaders du Cameroun (Refela), qui regroupe des maires, des sénatrices, des députées, des ministres et des chefs d’entreprise, elle étoffe aussi ses réseaux à l’étranger, notamment au sein du Parti socialiste français. Elle est ainsi proche d’Anne Hidalgo, la maire de Paris, et de Ségolène Royal, l’ex-ministre de l’Environnement.

L'ex-ministre française de l'Écologie, Ségolène Royal, aux côté de Célestine Ketcha.

L'ex-ministre française de l'Écologie, Ségolène Royal, aux côté de Célestine Ketcha. © Facebook


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7. Adversité

Elle s’est distinguée par son volontarisme, certes moins démonstratif que celui de Françoise Foning, la maire de Douala Ve, décédée en 2015. Il n’empêche, elle est parvenue jusqu’aux plus hautes sphères du pouvoir en dépit de l’hostilité que lui voue le président du Sénat, Marcel Niat Njifenji, son prédécesseur à la mairie de Bangangté.

8. Soutien zélé

Son soutien zélé à la candidature de Paul Biya à la dernière présidentielle lui a valu d’être nommée, le 4 janvier, ministre de l’Habitat et du Développement urbain. Le 1er mars, elle a cédé son fauteuil de maire à son premier adjoint afin de respecter le non-cumul des fonctions.

9. Sportive

Elle pratique le tennis, et c’est sur un green de golf de Tiko (Sud-Ouest) qu’elle a rencontré son futur époux, Jean-Pierre Courtès, qui est en outre passionné d’aviation. Sous son impulsion, elle a passé son brevet de pilote privé à Abidjan, où ils ont vécu.

10. Bulldozer

À peine nommée ministre, elle a fait venir des engins d’assainissement de Bangangté pour renforcer les équipements défectueux de la capitale. Et a sommé les entreprises attributaires de marchés publics et bénéficiant depuis 2013 de financements du Fonds routier de livrer les chantiers en retard. Celles-ci ont deux mois pour se mettre en règle.

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