Politique

Ghana : les origines du rapprochement avec Abidjan

Les présidents Alassane Dramane Ouattara et Nana Akufo-Addo.

Les présidents Alassane Dramane Ouattara et Nana Akufo-Addo. © Michael Sohn, Sunday Alamba/AP/SIPA

Plusieurs points de contact ont facilité le rapprochement entre Abidjan et Accra, dont les relations n’ont pas toujours été faciles.

Entre Abidjan et Accra, les relations n’ont pas toujours été faciles. Les deux pays sont producteurs de cacao et tentent depuis plusieurs années d’harmoniser leurs politiques en la matière, non sans quelques tensions. Autres sujets sensibles : la question des exilés pro-Gbagbo au Ghana ou le différend frontalier sur une zone maritime riche en pétrole (le litige a finalement été tranché en faveur d’Accra en septembre 2017).

Médiateur

Le président ghanéen connaît bien la Côte d’Ivoire. Son père, Edward, y a été accueilli par Félix Houphouët-Boigny après avoir été victime d’un coup d’État en 1972. Au cours de cette période difficile pour sa famille, Nana Akufo-Addo fera la connaissance de Marcel Amon Tanoh et Adama Toungara, aujourd’hui respectivement ministre des Affaires étrangères et médiateur de la République. Lorsqu’il était avocat, il a aussi défendu les intérêts de la Société ivoirienne de raffinage (SIR), que Toungara dirigea entre 1975 et 1981. Les deux hommes sont depuis restés très amis, et l’Ivoirien a contribué à faciliter les relations entre Akufo-Addo et Alassane Ouattara.

Autre point de contact : Moustapha Limam Chafi. Habitué des bords de la lagune Ébrié, l’ex-conseiller spécial de Blaise Compaoré effectue régulièrement des missions pour Akufo-Addo, notamment au Qatar.

Votre magazine JEUNE AFRIQUE

consultable sur smartphone, PC et tablette

Couverture

Profitez de tous nos contenus exclusifs en illimité !

Abonnez-vous à partir de 7,99€

Déjà abonné(e) ? Accédez au kiosque

Abonnez-vous à la version papier

Fermer

Je me connecte