Politique

Gabon : la folle semaine d’Ali Bongo Ondimba à Libreville

Ali Bongo Ondimba avec les représentants des institutions gabonaises, à Libreville, le 25 février.

Ali Bongo Ondimba avec les représentants des institutions gabonaises, à Libreville, le 25 février. © PR-Gabon

De retour à Libreville dans la nuit du 24 au 25 février, le chef de l'État gabonais Ali Bongo Ondimba a approuvé dans la foulée différents grands changements dans son entourage, notamment le départ de Park Sang-chul, son chef de la sécurité.

Depuis qu’il a quitté Rabat pour Libreville dans la nuit du 24 au 25 février, Ali Bongo Ondimba (ABO) n’a pas chômé en terre gabonaise. Ovationné par le Conseil des ministres, qu’il a ­présidé le 26 février, le chef de l’État – dont la guérison est « encore incomplète mais rapide », dixit l’un des participants – a approuvé plusieurs changements dans son entourage.


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À commencer par le départ de Park Sang-chul, son chef de la sécurité. Le Sud-Coréen, qui songeait depuis quelque temps à prendre sa retraite, a préparé son fils, Kon Hyoung, à lui succéder. Son autre fils, Jin, est conseiller à la présidence. Tout comme Steed Rey, le directeur des déplacements présidentiels, nommé à l’Agence nationale de promotion des investissements, Park Sang-chul était en délicatesse avec Brice Laccruche Alihanga, le directeur de cabinet du chef de l’État, et avec Sylvia Bongo Ondimba, la première dame. En novembre dernier, ils s’étaient opposés sur le choix du lieu de convalescence d’ABO.

Victoires multiples pour Brice Laccruche Alihanga

Dans cette guerre des clans qui a déjà coûté son poste de ministre de la Défense à Étienne Massard et sa fonction de chef du gouvernement à Emmanuel Issoze Ngondet, Laccruche Alihanga a obtenu quelques victoires lors du Conseil des ministres du 26 février. Sayid Abeloko, jusque-là directeur général de l’Office des ports et rades du Gabon (Oprag), a ainsi été nommé ambassadeur au Togo et au Ghana. Il est le beau-frère d’Ali Akbar Onanga Y’Obegue, l’ex-ministre de l’Agriculture, qui avait affiché l’ambition de devenir directeur de cabinet avant d’être limogé le 30 janvier.

Liliane Ngari Onanga, épouse d’Onanga et fille d’Idriss Ngari, le vice-président de l’Assemblée nationale, a elle aussi perdu son poste de directrice générale du Conseil gabonais des chargeurs, lequel a été dissous. Elle hérite du secrétariat général du ministère du Pétrole. Enfin, Oyabe Niala Alfons, un protégé d’Onanga qui était ambassadeur en Arabie saoudite, a été remplacé. Son successeur, Liban Soleman, ex-­directeur de cabinet d’ABO, était, depuis 2016, coordonnateur général du Plan Gabon émergent.

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