Politique

Jean Ping sans passeport, un leader ambazonien accusé par un avocat étranger contre-attaque…

L’opposant gabonais Jean Ping serait sans passeport depuis février 2018, un leader ambazonien a engagé un avocat installé à Londres pour contre-attaquer les accusations d’un avocat américain d’origine camerounaise… Chaque semaine, Jeune Afrique vous rend compte de l’activité des contre-pouvoirs africains.

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Mis à jour le 12 novembre 2019 à 16:42

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• Gabon : Jean Ping sans passeport

Jean Ping à Paris, en juillet 2017 © Vincent Fournier pour JA

Jean Ping à Paris, en juillet 2017 © Vincent Fournier pour JA

Jean Ping n’a pu se rendre à New York, où il avait été convié à une réunion d’anciens présidents de l’Assemblée générale de l’ONU le 4 février. Et pour cause : il n’a plus de passeport. Selon sa défense, qui en a encore réclamé la restitution le 30 janvier, ce document est en possession du ministère de l’Intérieur depuis février 2018. Ironie du sort : émis le 21 septembre 2013, il est périmé depuis cinq mois.

• Ambazonie : une guerre à distance

Alors qu’Emmanuel Nsahlai, un avocat américain d’origine camerounaise, l’accuse de meurtre, terrorisme et crimes de guerre, le leader ambazonien Ebenezer Akwanga a contre-attaqué en engageant Me Jonathan Levy, installé à Londres.


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Dans un courrier daté du 15 janvier, ce dernier exige « des excuses publiques » de Nsahlai, qu’il dit instrumentalisé par l’État camerounais. Akwanga se réserve le droit de poursuivre le cabinet d’avocats américain.