Politique

Cameroun : l’ancien ministre Mebe Ngo’o cerné de toutes parts

L’ancien ministre de la Défense. © jean-pierre kepseu

L’ancien ministre camerounais de la Défense, Mebe Ngo'o, est dans le collimateur de la justice qui le soupçonne notamment de détournement et de surfacturation. Lui affirme faire l'objet de « persécutions ».

Entendu par les enquêteurs du Tribunal criminel spécial (TCS) le 14 février, ainsi que Bernadette, son épouse, Edgar Alain Mebe Ngo’o a été interrogé dans au moins sept affaires. L’ancien ministre de la Défense, dont les comptes ont été bloqués, est en particulier soupçonné de détournement et de surfacturations dans l’affaire MagForce, du nom de cette société française de matériel de sécurité que dirige Robert Franchitti.

D’autres dossiers ont été abordés : l’affaire des avions présidentiels (dans laquelle ont été condamnés Yves Michel Fotso, Ephraïm Inoni et Marafa Hamidou Yaya) ainsi que les affaires de la rénovation de la Maison des combattants de Douala, de la digue du Logone, de l’immeuble de la Sûreté nationale, des achats d’armes au chinois Poly Technologies, et celle dite du Centre interrégional de coordination.

Sous la surveillance du Groupement spécial d’opération

Plusieurs proches ou anciens collaborateurs de Mebe Ngo’o ont été entendus, comme Jean-Jacques Fouda, ex-directeur du matériel interarmées (18 février) ; Victor Menye, directeur adjoint de la Société commerciale de banque, où est logé le compte du ministère de la Défense (18 février) ; Maxime Léonard Mbangue, son ancien conseiller technique ; ou le lieutenant-colonel Ghislain Victor Mboutou. Le contre-amiral Jean-Pierre Nsola, ex-attaché militaire en Chine, que Mebe Ngo’o avait révoqué en 2013, intéresse également le TCS et devrait témoigner.


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Assigné à résidence à son domicile, situé dans le quartier d’Odza, à Yaoundé, Mebe Ngo’o est sous la surveillance des policiers du Groupement spécial d’opération, qui fouillent chaque visiteur. On lui a refusé le droit de se rendre dans son village, Nkolfong (Sud), mi-février.

L’ancien ministre a récemment écrit une lettre à Paul Biya afin de se plaindre des « persécutions » dont il fait l’objet. Celle-ci est restée sans réponse.

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