Politique

Kamto soutenu par des avocats, le fils du chef de l’UFR arrêté, des officiers ivoiriens rétrogradés…

L’opposant Maurice Kamto bénéficie du soutien d’avocats étrangers, le fils de Timan Erdimi a été arrêté au Tchad le 8 février, environ soixante officiers de la gendarmerie ivoirienne ont été rétrogradés… Chaque semaine, Jeune Afrique vous rend compte de l’activité des contre-pouvoirs africains.

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Mis à jour le 12 novembre 2019 à 16:45

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• Cameroun : Maurice Kamto soutenu par des avocats étrangers

L’opposant Maurice Kamto, ici le 8 octobre 2018 à Yaoundé, avait été arrêté le lundi 28 janvier. Photo d’illustration. © REUTERS/Zohra Bensemra/File Photo

L’opposant Maurice Kamto, ici le 8 octobre 2018 à Yaoundé, avait été arrêté le lundi 28 janvier. Photo d’illustration. © REUTERS/Zohra Bensemra/File Photo

Incarcéré à Yaoundé depuis le 28 janvier, Maurice Kamto bénéficie du soutien d’une pléiade d’avocats étrangers. Le conseil de l’ordre du barreau de Paris s’est ému de son sort et a exprimé sa « préoccupation ». Membre dudit barreau depuis 1997, l’opposant est consultant chez Lysias Partners, le cabinet de Jean-Pierre Mignard.

Marcelo Kohen, secrétaire général de l’Institut de droit international, sis à Genève, a appelé à sa « libération immédiate », tandis qu’Éric Diamantis, avocat chez Clyde & Co, s’active en coulisses. Le barreau du Cameroun est, lui, resté silencieux. Et pour cause : Kamto n’y est pas inscrit.


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• Tchad : arrestation du fils de Timan Erdimi

Parmi les rebelles de l’UFR arrêtés le 8 février figure le fils de Timan Erdimi, Timan Mahamat Erdimi. Âgé d’une trentaine d’années, il est, selon un conseiller du chef de l’UFR, un « combattant de la liberté comme les autres » et « un spécialiste du tir à l’arme lourde ».


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• Côte d’Ivoire : des officiers rétrogradés

Début février, Apalo Touré, le commandant supérieur de la gendarmerie, a signifié à une soixantaine de ses officiers (promotion Tagro 2012) qu’ils étaient rétrogradés, officiellement pour raisons budgétaires.

Parmi eux, le colonel Mamadou Dosso, aide de camp d’Henriette Konan Bédié. Après avoir échoué à convaincre sa hiérarchie de revenir sur cette décision, même s’il consentait à ne plus bénéficier des avantages financiers liés à son ancien grade, il a été arrêté. Informé de la situation, Hamed Bakayoko, le ministre de la Défense, a ordonné qu’il soit libéré, et Dosso a aussitôt regagné Daoukro.