Dossier

Cet article est issu du dossier «Union africaine : les enjeux du 32e sommet des chefs d'État»

Voir tout le sommaire
Diplomatie

Relations France-Rwanda, barrage sur le Nil, négociations sur le Sahara… Dans les coulisses du sommet de l’UA

Passation de pouvoir entre Paul Kagame et Abdel Fattah al-Sissi, à la tribune du 32e sommet de l'Union africaine, le 10 février 2019 à Addis-Abeba. © DR / Présidence rwandaise

Une visite d'Emmanuel Macron au Rwanda à l'étude, des négociations autour du barrage de la Renaissance sur le Nil, la préparation du second round des négociations sur le Sahara, le point sur les retards de cotisations... Retour sur les discussions qui ont été menées en coulisses lors du 32e sommet de l'Union africaine, les 10 et 11 février à Addis-Abeba.

• Rwanda : la France invitée à se recueillir

ISA HARSIN/SIPA

Une visite d’Emmanuel Macron à Kigali est toujours à l’étude

En marge du sommet d’Addis-Abeba, Richard Sezibera, le chef de la diplomatie rwandaise, a informé Jean-Baptiste Lemoyne, le secrétaire d’État français aux Affaires étrangères, qu’une invitation aux 25es commémorations du génocide sera envoyée aux autorités françaises. Une visite d’Emmanuel Macron est toujours à l’étude.

Par ailleurs, des députés français assisteront à cette cérémonie, le 7 avril à Kigali. Sira Sylla, présidente du groupe d’amitié France-Rwanda-Burundi à l’Assemblée, conduira cette délégation. Elle sera notamment accompagnée de Jean-Jacques Bridey, président de la commission de la Défense.


>>> À LIRE – France-Rwanda : la justice française clôt par un non-lieu l’instruction sur l’attentat du 6 avril 1994


• Nil : un long fleuve pas tranquille

AP/SIPA

L’Égypte, l’Éthiopie et le Soudan cherchent à définir un cadre de négociations sur le barrage de la Renaissance, sur le Nil

Le 10 février, en marge du sommet, Abdel Fattah al-Sissi, le président égyptien, Omar el-Béchir, son pair soudanais, et Abiy Ahmed, le Premier ministre éthiopien, ont discuté du barrage Renaissance, pomme de discorde entre Le Caire et Addis-Abeba. Leur but : définir un cadre de négociations.

Contesté dans son pays, El-Béchir s’était rendu fin janvier au Caire, où il avait reçu le soutien de Sissi. Il avait alors déclaré vouloir convaincre l’Éthiopie de se rapprocher de la position égyptienne s’agissant de la répartition des eaux du Nil.


>>> À LIRE – Mustapha El Gendy, député au Parlement panafricain : « L’Égypte est dépendante à 100 % du Nil »


• Éthiopie-France : rénovation de palais

Après s’être rendu à Djibouti, Emmanuel Macron devrait annoncer le 14 mars à Addis-Abeba que la France restaurera le Palais national, où vécut l’empereur Haïlé Sélassié, pour en faire un musée. Sahle-Work Zewde, la présidente de la République, dont c’est aujourd’hui la résidence, devra donc déménager.

Par ailleurs, Abiy Ahmed, le Premier ministre, qui, en octobre dernier, avait réservé sa première visite européenne à la France, vient de nommer Henok Teferra Shawl ambassadeur à Paris. Il était jusque-là vice-président d’Ethiopian Airlines, chargé de la planification stratégique et des alliances.

• Sahara : bientôt l’acte II

Horst Köhler, l’envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara, rencontrera séparément les deux « parties au conflit » (Maroc et RASD), fin février à Berlin. Objectif : préparer le second round des négociations engagées en décembre dernier à Genève.


>>> À LIRE – Nasser Bourita : « Pour la première fois, il n’y a pas eu de décision de l’Union africaine sur le Sahara »


• Qui n’a pas payé ?

ROMUALD MEIGNEUX/SIPA

L’Égypte, qui s’apprêtait à prendre la présidence de l’UA, accusait 585 391 dollars d’arriérés en novembre 2018

En novembre dernier, l’UA a adopté un nouveau régime de sanctions contre les États en retard de cotisation, pouvant aller jusqu’à la suspension de leurs activités. Selon un document interne daté du 16 novembre 2018, 12 pays avaient accumulé des arriérés. Parmi eux, des États déchirés par un conflit, comme la Centrafrique, le Soudan du Sud ou la Libye (38,8 millions de dollars, un record).

Mais aussi, de manière plus surprenante, le Soudan (6,8 millions), le Nigeria (6,7), le Cap-Vert, l’Ouganda et la Tanzanie (0,7 chacun), ou la Guinée-Bissau (0,2).

Plus surprenant encore, l’Égypte, qui s’apprêtait à prendre la présidence de l’UA, accusait 585 391 dollars d’arriérés.


>>> À LIRE – Comment l’Union africaine est-elle financée ?


 

Lire les autres articles du dossier

«Union africaine : les enjeux du 32e sommet des chefs d'État»

Votre magazine JEUNE AFRIQUE

consultable sur smartphone, PC et tablette

Couverture

Profitez de tous nos contenus exclusifs en illimité !

Abonnez-vous à partir de 7,99€

Déjà abonné(e) ? Accédez au kiosque

Abonnez-vous à la version papier

Fermer

Je me connecte