Bourse

A2X – JSE : David contre Goliath à Jo’burg

Kevin Brady, directeur général de A2X Market, et Nicky Newton-King, directrice générale du Johannesburg Stock Exchange. © Montage JA

Avec quinze entreprises cotées en autant de mois d’existence, A2X est de loin la plus performante des nouvelles places boursières autorisées, en 2017, par le régulateur sud-africain. Sa stratégie : capitaliser sur les frustrations émanant des coûts et de la « lourdeur administrative » du Johannesburg Stock Exchange (JSE).

« Briser un monopole vieux de cent trente ans ne peut jamais être facile », reconnaît Kevin Brady, ancien cadre de l’investisseur sud-africain Investec et directeur général de A2X Markets. Mais, avec quinze entreprises cotées en autant de mois d’existence, A2X est de loin la plus performante des nouvelles places boursières autorisées, en 2017, par le régulateur sud-africain, devant 4 Africa Exchange (4AX), ZAR X et Equity Express Securities Exchange. A2X veut capitaliser sur les frustrations de courtiers, entrepreneurs et investisseurs au sujet des coûts et de la « lourdeur administrative » du Johannesburg Stock Exchange (JSE).


>>> À LIRE – Nicky Newton-King : « Le JSE, un tremplin pour les sociétés africaines »


Ce dernier est dirigé, depuis janvier 2012, par Nicky Newton-King, longtemps sa directrice générale adjointe. En proposant aux courtiers des coûts inférieurs de 40 à 50 % à ceux pratiqués par JSE et en proposant gratuitement une deuxième cotation sur sa plateforme, A2X a séduit des leaders du marché.

Des proies de choix

Parmi eux : l’assureur Sanlam (valorisé à 185 milliards de rands, environ 11,7 milliards d’euros), Standard Bank Group (304 milliards de rands), et surtout le groupe de médias Naspers (1 400 milliards). L’arrivée, fin décembre, de ce dernier, deuxième valorisation de JSE, a triplé celle de A2X, la propulsant au-delà de 2 000 milliards de rands. Des courtiers importants tels qu’Investec, Absa, RMB MorganStanley et SBG Securities sont déjà connectés à sa plateforme.

Si l’emprise de JSE est loin d’être brisée, A2X peut se targuer de l’avoir sorti de sa léthargie. La Bourse centenaire a déjà réduit ses coûts de transaction. Insistant sur son désir de coopérer avec ses jeunes consœurs, JSE reste vigilant et a interjeté appel – sans succès – contre les licences accordées à ZAR X et 4AX. JSE peut néanmoins compter sur sa taille pour convaincre les nouveaux candidats à la cotation. Avec près de 400 entreprises cotées, pour une capitalisation boursière totale d’environ 13 000 milliards de rands, JSE offre une exposition et une liquidité pour l’instant inégalées sur le continent. Aucune société n’a choisi A2X pour sa première introduction en Bourse. Pour l’instant…

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