Politique

Algérie : comment Ali Benflis se prépare à l’élection présidentielle du 18 avril

L’ancien Premier ministre algérien.

L’ancien Premier ministre algérien. © Louiza Ammi pour JA

Déjà en lice en 2004 et en 2014, Ali Benflis n’exclut pas de se présenter à l’élection présidentielle du 18 avril. L’ancien chef de gouvernement a fait savoir dimanche 20 janvier qu’il constituerait bel et bien « un dossier de candidature à la présidence de la République ».

« La question de la participation à l’élection sera tranchée lors d’une prochaine session du comité central » de son parti, Talaie El Hourriyet, nuance tout de même celui qui est arrivé deuxième en 2014 (12,30 % des voix). Autrement dit, pas question de déroger à la position initiale exprimée par l’ancien chef du gouvernement : il ne sera candidat que dans l’hypothèse où Abdelaziz Bouteflika renoncerait à briguer un cinquième mandat. En attendant d’annoncer sa décision, le programme du candidat putatif est rédigé.


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« Ali Benflis propose une diversification économique avec le désenclavement de l’Algérie pour sortir de la dépendance des hydrocarbures, notamment le tourisme, l’industrie lourde, les services et l’agriculture, confie à Jeune Afrique un proche de son staff. Il propose aussi de lutter contre la corruption avec des mécanismes structurés : une politique du résultat, en associant le peuple à l’évaluation des politiques, et une Cour des comptes aux prérogatives plus importantes. »

Même équipe qu’en 2014

« Je suis prêt », répète Benflis aux nombreux visiteurs qui se pressent dans les nouveaux locaux de son parti, dans le quartier de Hydra, à Alger. Dans cette villa mauresque, il a récemment reçu les ambassadeurs de France, des États-Unis, de Grande-Bretagne et d’Italie. « À leur demande », précise l’un de ses conseillers.

Des contacts ont été pris avec des agences de communication à Paris

Son équipe reste peu ou prou la même qu’en 2014. Elle se compose d’Abdel­kader Taffar, ancien ambassadeur, qui fut conseiller diplomatique à la présidence, d’Azzouz Nasri, ex-président de la Cour suprême, de Fayçal Hardi, qui gère la communication, et de l’ancien magistrat Khaled Dhina, chargé des relations avec les institutions.

La collecte des signatures (600 élus ou 60 000 électeurs) ne devrait pas poser de problème. L’entourage de l’ex-chef de gouvernement assure que plusieurs partis politiques ont déjà promis de collecter ces parrainages. « C’est une fois ces formulaires complétés que nous présenterons l’ensemble du dossier de candidature au comité central », détaille un conseiller.

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