Politique

Côte d’Ivoire : Ouattara-Soro, le point de non-retour

Guillaume Soro (fauteuil vert) écoute le chef de l’État s’exprimer devant les députés, à Abidjan, le 10 janvier 2017. © ISSOUF SANOGO/AFP

Le président de l’Assemblée nationale Guillaume Soro a prévu de convoquer une session parlementaire pour remettre solennellement sa démission aux députés. Selon nos sources, Alassane Ouattara a mandaté plusieurs émissaires auprès de Soro pour le raisonner.

Entre Guillaume Soro et Alassane Ouattara (ADO), la rupture semble être consommée. Ne croyant pas au RHDP, le futur parti unifié, le président de l’Assemblée nationale a informé le chef de l’État, lors d’un tête-à-tête début janvier, de son intention de quitter ses fonctions.

Il a prévu de convoquer une session parlementaire pour remettre solennellement sa démission aux députés. Si aucune date n’a encore été arrêtée, certains de ses plus proches collaborateurs ont commencé à faire leurs cartons et à récupérer leurs effets personnels.


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Les propositions de Ouattara pour retenir Soro

Les deux hommes, qui avaient pourtant promis de se revoir après ce tête-à-tête, ne se parlent plus désormais que par personnes interposées. Selon nos sources, ADO a mandaté plusieurs émissaires auprès de Soro pour le raisonner.

Parmi eux, Lambert Kouassi Konan, le président du Conseil Café-Cacao, et Blaise Compaoré, qui vit en exil à Abidjan. Début janvier, l’ex-chef de l’État burkinabè a précisé à Soro les intentions du président. Si son interlocuteur a « apprécié » son initiative, il lui a opposé une fin de non-recevoir, lui expliquant que Ouattara, qui n’a pas tenu selon lui de nombreuses promesses, l’a marginalisé.

Afin de retenir Soro dans la « maison RHDP », ADO lui a fait parvenir plusieurs propositions. Parmi elles, la prise en charge de ses frais d’études et de séjour à Harvard (États-Unis), où il a été admis en doctorat de finances, et une nomination au poste d’ambassadeur dans le pays de son choix, avec pour seule condition qu’il ne rallie pas l’opposition d’Henri Konan Bédié.

Déterminé à prendre son indépendance, Soro n’a pas encore décidé de rejoindre le président du PDCI, et ce malgré leur proximité.

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