Conso & Distribution

Le T-One, la « télécommande universelle » de Trace TV

e T-One, le téléphone lancé par Trace. © DR / Trace.

Le groupe Trace TV a lancé, début décembre, son tout premier smartphone. Une façon de poursuivre la diversification de ses activités sur un terrain de plus en plus concurrentiel.

« Le smartphone est devenu la télécommande universelle pour les jeunes du monde entier. » Il serait difficile de contredire Olivier Laouchez, président du groupe Trace, qui, en une quinzaine d’années, s’est imposé comme leader en matière de chaînes musicales diffusées en Afrique subsaharienne.

Aussi, début décembre, le groupe a présenté, en Côte d’Ivoire, son tout premier smartphone musical, le T-One, élaboré avec le concours de l’équipementier mobile français Danew. En guise de système d’exploitation : Android.

Ce sont 20 000 exemplaires qui ont été mis sur le marché le 10 décembre 2018, pour un coût variant entre 140 et 150 euros. « Notre groupe a un public très jeune, et nous avons à cœur d’innover pour mieux accompagner ses évolutions de consommation. »

Diversification des offres

Trace TV ne cesse de multiplier les offres. Citons TracePlay, sa plateforme de contenus audiovisuels, Trace Talents, son télé-crochet « via mobile » qui sera relancé en 2019, ou Trace Mobile, son opérateur virtuel lancé uniquement en Afrique du Sud. Mais passer du simple service au hardware, soit à la fabrication d’un smartphone équipé, représente une tout autre étape. « Nous avons fait appel à Danew parce qu’il était déjà bien implanté en Afrique.

Et ce à travers des produits comme les smartphones ou les tablettes à moindre coût. Sans compter que ce partenaire comprend l’ADN de Trace : le divertissement autour de la culture urbaine afro. » Danew a, par exemple, proposé des séries limitées de smartphones au nom du footballeur Blaise Matuidi ou du rappeur Rohff.


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Deux millions d’euros

« Nous voulions proposer un produit abordable et démocratiser l’usage de la téléphonie mobile qui permet, à 90 %, l’accès à internet. » Conçu en France et fabriqué en Chine, le T-One double SIM offre la possibilité d’écouter de la musique avec quatre enceintes Bluetooth, inclut le service TracePlay avec une gratuité sur les six premiers mois et compte deux appareils photo, dont un avec une résolution de 13 millions de pixels. « Sans oublier son design absolument superbe, sa finesse et sa légèreté », souligne Olivier Laouchez.

Un an de travail aura été nécessaire moyennant une somme approchant les deux millions d’euros, toujours selon le patron de Trace. Le smartphone est disponible en magasin en Côte d’Ivoire, au Mali, au Nigeria, en RD Congo, au Sénégal, mais aussi en France. Et sur des plateformes comme Jumia, Amazon ou Afrimarket. « Nous avons également des partenariats locaux avec Orange ou MTN. »

Il n’est plus question de dépendre d’un seul pays ou d’un seul type de revenus

Courant 2019, le groupe lancera, toujours avec Danew, un feature phone 3G (téléphone non tactile) à moins de 30 euros. Implanté à la fois à Abidjan, à Nairobi et à Johannesburg, Trace ouvrira prochainement un bureau au Sénégal. Plus d’expansion et de diversification pour 2019, donc.

« Tous les groupes de médias se diversifient. Il n’est plus question de dépendre d’un seul pays ou d’un seul type de revenus. Nous restons fidèles à notre mission : assurer la promotion de la musique afro-urbaine. » Visiblement, Trace n’a pas froid aux yeux en pénétrant un marché au sein duquel caracolent des géants de l’équipement mobile comme les chinois Huawei et Tecno ou le coréen Samsung.

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